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Aphrodite et ses rumeurs

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Behind Blue Eyes - Aymeric.

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MessageSujet: Behind Blue Eyes - Aymeric. Jeu 23 Oct - 18:19

©️ blend - Tumblr


Aymeric Chance

Demi-dieu - Fils d'Esculape - ft. Asa Butterfield



Carte d'identité :
Nom :
Chance.
Prénoms :
Aymeric, Elyan.
Surnoms :
Aym'.
Date de naissance :
6 octobre.
Age :
13 ans.
Nationalité :
Anglaise.
Orientation sexuelle :
Préfère ne rien dire.
Parent Divin :
Esculape, le roi des Escalope. Par contre, pas sûr qu'il apprécie le surnom.
Camp :
Camp Jupiter.
Arme :
Anduril, une longue épée en platine.
Pouvoir :
Voir d'après la boutique, mais soigner, échanger les blessures, etc.
Animal de compagnie :
Nobody.
Peur :
Aymeric n'aime pas les oiseaux, même si cela peut sembler ridicule. Il a aussi excessivement peur d'échouer.
Amortentia :
Le sirop pour la toux, l'eucalyptus.
Avatar :
Asa Butterfield. Bril
Goût du nectar/ Ambroisie :
La ratatouille que lui prépare sa mère, il en raffole..
Anecdotes & faits divers:
Anecdotes

Aymeric est quelqu’un d’assez solitaire. • Il n’aime pas trop se mélanger aux autres. • Les regarder est bien intéressant. • Etre un demi-dieu lui plait car cela lui a fait quitter la vie morose des gens normaux. • Il y a tout de même des choses à faire, mais le monde divin est plus palpitant. • Les jeux vidéos prennent une place importante dans sa vie.• Il n’est pas dyslexique comme les autres sang-mêlés, ni hyperactif. • Il est assez calme. • C’est sûrement parce qu’il n’est pas puissant qu’il n’attire aucun monstre.• La médecine est toute sa vie.• Plus qu’être infirmier, il voudrait être médecin. • C’est pour ça qu’il étudie comme il faut à la Nouvelle-Rome. • Il est en avance d’un an parce qu’il s’ennuyait. • Il est assez studieux. • L’orgue est son instrument préféré. • Quoique, le violoncelle, c’est joli aussi. • Il est amoureux mais personne ne doit le savoir où il va finir lapin cornu. • La Magie l’intéresse énormément. • Il aurait préféré être sorcier ou grec.• Il porte des lunettes pour lire. • Il est fan de l’auteur J.R.R Tolkien.• Vive les chevaliers ! • Son épée est très précieuse à ses yeux. Plus que tout, en fait.




A propos de moi:

Certains connaissent déjà ce personnage, mais comme je l’aime bien je le récupère. Very Happy
Sinon, je suis un DC, celui de James le Superbe. Voilà.


©️ _Viviie.




Dernière édition par Aymeric Chance le Jeu 23 Oct - 18:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Jeu 23 Oct - 18:20

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Behind Blue Eyes

  But my dreams they aren't empty as my conscience seems to be. I have hours, only lonely.

  D'aucuns diraient qu'Aymeric est invisible, ou du moins est-ce ce qu'il ressent constamment. Il a sans cesse l'impression que les gens ne le voient pas, et ce quoiqu'il fasse. Lui, le petit garçon qui soigne les malades à l'infirmerie du camp, n'est pas très connu. Bien que son plus grand plaisir soit d'aider les autres, eux ne le lui rendent pas vraiment. Après avoir été guéris, rares sont ceux qui viendraient le remercier pour ses services médicaux. Et ça, il trouve ça plutôt injuste. Pourtant, il ne demande pas grand-chose, et un léger " merci " lui conviendrait. Seulement, il est vite oublié, et les autres passent donc à autre chose.
   Il aurait aimé pouvoir être plus important qu'un simple fils d'Esculape, mais quelqu'un lui a dit un jour que l'important n'était pas les origines, mais ce qu'on en faisait. S'il le disait... Donc, il pourrait être quelqu'un de super respecté... Ce serait franchement pas mal. Non pas qu'il se fasse constamment marcher sur les pieds, mais, comme dit plus haut, il est juste effacé. Il préfère observer et écouter plutôt que de participer. " C'est la meilleure manière d'apprendre ", qu'il dit. Comme ça, il réussit sans problème à comprendre les gens. Quand il ressort un détail dit par une personne dans une conversation, celle-ci lui rétorque " Quoi, j'ai dit ça ? Ah oui, tu as raison. " Il faut donc se méfier de ce que l'on dit, car il retiendra tout. Faites très attention.
  De nature solitaire, il n'aime pas vraiment déranger les autres. Là encore, il est discret. Je suis là mais vous ne me voyez paaaas. Ce n'est pas son genre d'hurler de rire à une blague qu'on lui aurait faite. Il est plus calme, et rirait plus doucement. Ses rares amis lui disent qu'il devrait être plus expressif mais enfin, il ne peut pas trop se changer. Et pourtant, il sait qu'il a progressé, car il était avant excessivement timide. Il ne savait pas parler devant les autres et puis hop ! maintenant il sait. Ou du moins, il sait dire ce qu'il pense, même s'il a de la retenue. C'est une bonne chose au moins, car il n'est pas insolent et arrogant. Il ne sait en vérité même pas ce que cela signifie. Et pourtant, il en connait, des mots. Car oui, Aymeric est un érudit. Pour son jeune âge, il connait beaucoup de choses, s'intéresse à tout, que ce soit de la médecine ou de la météorologie, en passant par la politique ou même par la mode. Tout est digne d'être connu, pour lui.  
  S'il y a bien quelque chose qu'il n'aime pas faire, c'est bien de pleurer. Il trouve que c'est faire preuve de faiblesse que de montrer que quelque chose peut l'attendre. Et pourtant, il est très sensible, mais préfère le garder pour lui. Peut-être que la méfiance a un rôle là-dedans.
  Heureusement, certaines personnes ont réussi à gagner sa confiance, ce qui est une très bonne chose.


J'ai rêvé que mon nounours était vivant.
  Aymeric Chance, six ans, tenait une boule poilue au creux de ses mains. Il la regardait, sans trop savoir ce qu'il devait en faire tandis que sa gorge se nouait. Sa mère lui avait bien dit qu'il ne pouvait rien faire, mais il n'arrivait pas à comprendre ce qu'il lui arrivait. Il paraissait que "c'était comme ça, cela arrivait". Mais pourquoi, au juste ? Pourquoi son petit hamster ne bougeait-il plus ? Il ne savait pas si c'était une réaction normale, pour un hamster. Les yeux fermés, le corps froid, il n'esquissait pas le moindre mouvement.  Quand le souffle du garçon effleurait les poils du rongeur, il n'y avait pas de réaction. De même quand il lui montrait de la nourriture ou qu'il déposait quelques gouttes d'eau sur son pelage. L'animal ne répondait pas, et cela le perturbait beaucoup. C'était vraiment bizarre, il semblait dormir. C'était sûrement le cas, mais comme il n'arrivait pas à le réveiller comme à l'accoutumée, il en doutait.
Assis en tailleur sur le sol de sa chambre, entouré de boîtes avec lesquelles il faisait des circuit pour son compagnon, il réfléchissait.  Dans quel était se trouvait le hamster ? Pourquoi ne bougeait-il plus ? Il avait essayer de le réanimer, mais sans succès. C'était donc qu'il ne l'entendait pas. Il était loin. Mais où ? Il commençait à être triste car il avait envie de jouer avec lui. C'était son ami, il s'en occupait tout le temps, l'adorait. Mais manifestement, ce n'était pas son cas, puisqu'il ne lui répondait pas. Vraiment, ce hamster était bizarre !
Plus tard, alors que Mme Chance se demandait pourquoi son fils était enfermé dans sa chambre depuis tout ce temps, elle se rendit jusqu'à lui pour savoir ce qu'il faisait. Et quand elle le vit assis avec son hamster sans vie dans les mains, elle se dit que cette situation n'allait pas être possible. Elle le prit dans ses bras et l'emmena dans le petit jardin à l'arrière de la maison. Celui-ci était entouré d'une grande haie bien taillée où Aymeric aimait bien se mettre. De là, il regardait autour de lui et se sentait caché ( ce qui, bien évidemment, n'était pas tout à fait le cas. Mais les enfants ne le savent pas vraiment. ) Sa mère le posa sur l'herbe humide et se mit à côté de lui. Elle prit délicatement le rongeur et l'allongea devant eux.
  « - Laisse-le, tu ne peux plus rien pour lui. »
  A ces mots, le garçon fronça les sourcils. Sa mère lui avait déjà dit cela quelques heures auparavant, mais il n'avait pas compris pour autant. C'était trop abstrait pour lui.
  « - Pourquoi il ne me répond plus ? J'étais gentil pourtant. Je l'aimais beaucoup.  »
  Mme Chance avait un peu de mal à faire comprendre à son fils ce qu'il s'était passé. C'était une notion complexe pour un enfant. Comment le lui faire comprendre ? Après tout, elle était chirurgienne, et elle savait comment annoncer une mort à quelqu'un. Même si cela était douloureux. Bien sûr, elle ne doutait pas des sentiments de son fils à l'égard de l'animal, mais elle savait qu'il ne serait pas aussi peiné que s'il perdait un membre de sa famille.
  « - Ecoute mon Aymeric. Dragibus n'est plus là. Il a cessé de vivre, tu vois ? Il ne respire plus, ne bouge plus et ne mange plus. Et ne le fera plus jamais. Il était vieux, et il avait besoin de s'en aller. Il était fatigué. »
  Le petit garçon fronça les sourcils.
  « - Donc il est parti. C'est ça la mort ? On arrête de vivre ? Et, est-ce que c'est obligatoire ?»
  La jeune maman sourit.
  « - Malheureusement, oui. Tout le monde finit un jour par disparaître. Le monde fut créé pour s'éteindre un jour. Mais ça ne fait pas toujours mal. »
  Aymeric était sceptique. Son hamster était mort, et il allait se retrouver seul, par conséquent. Sans personne avec qui jouer. Il ne pourrait plus le nourrir tous les soirs, et lui caresser sa minuscule petite tête avec précaution. Et il ne l'entendrait plus jouer dans sa roue la nuit. C'était vraiment triste. Pourquoi est-ce que ça lui arrivait ? Il n'avait rien demandé, il était juste dans sa cage. Il était vrai qu'il l'avait mordu une fois, mais ce n'était pas grave. Il n'était pas fautif.
  Avec des yeux tristes -mais néanmoins secs-, il regardait son hamster chéri pour la dernière fois. Il ne pourrait plus jamais le revoir. C'était injuste. Il réalisa alors que cela arrivait à plein de monde, comme sa mère le lui avait dit. Plusieurs personnes souffraient donc. Et c'était inadmissible. Il fallait arrêter cela. Il sut alors ce qu'il devait faire. « Quand je serai grand, je sauverai les gens. »


Titre du chapitre
  En grandissant, le projet d'Aymeric de sauver la vie des autres devenait de plus en plus précis, et sa mère lui donnait plein de conseils pour son futur. Elle lui parlait des études qu'il devrait faire, de ce en quoi consisterait son métier, des fautes à ne pas commettre... Ainsi, à dix ans, il voyait déjà son avenir tout tracé, et était sûr que tout se déroulerait comme cela. Sauf que tout ne passa pas comme prévu, et ses plans changèrent un peu.
  L'école primaire ne l'avait jamais vraiment passionné. Les cours étaient trop légers, pas assez approfondis et il s'ennuyait quelque peu. Il comblait cela par des rêveries qui agaçait ses instituteurs, mais comme il était bon élève, ils les acceptaient plus facilement. Sauf que le jeune garçon ne savait pas toujours quoi faire et les profs ne l'aidaient pas. Donc il fut décidé qu'il passerait en secondaire. De cette façon, il apprenait plus et s'amusait. C'était plus compliqué et bien plus intéressant. Il découvrait beaucoup de choses en sciences et sur le corps humain, et cela ne pouvait lui être que bénéfique. Surtout qu'il voulait tellement devenir médecin qu'il lisait beaucoup de livres sur le sujet, apprenait par coeur les différents muscles et os. C'était vraiment fabuleux. Il n'allait plus à l'école avec peine, mais s'y rendait gaiement, très heureux, car il adorait s'instruire. Pour lui il n'y avait rien de plus précieux que les connaissances et que le monde était dirigé par les savants. Elles étaient une arme et devraient permettre d'éradiquer tous les maux que les humains subissaient. C'était vrai, pourquoi certains problèmes ne pouvaient-ils être réglés ? Etait-ce parce que la technologie actuelle ne pouvait apporter les solutions ? Aymeric se demandait toujours ce qu'il faudrait faire pour tout trouver. Il voudrait pouvoir découvrir les solutions et les apporter, mais il se doutait bien qu'il était trop jeune et trop peu expérimenté pour réussir. De plus, c'était prétentieux de penser que seul, il était possible de tout régler. Mais il souhaitait tellement changer le monde et aider les autres qu'il y pensait sans cesse. Si seulement il savait comment faire, il n'hésiterait pas une seule seconde. Un monde plus joyeux, moins malade, ce ferait vraiment bien. Après, il savait bien que certains rêves humains ne pouvaient être réalisés. Celui d'immortalité par exemple, était bien complexe. Si jamais les hommes devaient devenir éternels, la vie deviendrait impossible, ou du moins à cet avancement de l'humanité. Il n'y avait pas encore les éléments nécessaires et si jamais il y avait, la quantité était bien insuffisante. La Terre aurait quelques difficultés à accueillir toutes les populations en accroissement constant. C'était juste impensable à cette époque. Un livre qu'Aimerais adorait parlait de ça, et il avait été horrifié par ce que l'humanité aurait pu faire avec un tel pouvoir. Le Grand Secret l'avait chamboulé, et lui avait enseigné plusieurs leçons, dont une importante : même si son but était de sauver les autres, jamais il ne pourrait le faire jusqu'à les rendre immortel. Il fallait accepter la mort à un certain moment, c'était fondamental. Sauf qu'à dix ans, il ne voulait pas arrêter de vivre. C'était dur, mais il savait qu'un jour tout s'arrêterait. Sauf que, pour quoi ? C'était aussi une question existentielle. Les gens s'en allaient, sans savoir pour où. Différents mythes relataient des aventures où la mort était au centre, avec ce qui se passait après, mais ils ne se ressemblaient pas, et trouver une version à laquelle se référer n'était pas ce qu'il y avait de plus simple à ses yeux. Par conséquent, il évitait d'y penser, alors même que c'était quelque chose qui le tourmentait. Mais il n'avait pas vraiment d'autres choix. Sa mère évitait généralement ses questions car elle n'avait pas de réponse à lui proposer. Dans ces cas-là, le jeune garçon aurait voulu avoir un père pour lui demander tout ce qui lui passait par la tête mais il ne l'avait jamais connu. Mme Chance lui disait toujours qu'il était parti. Etait-il mort ? Avait-il disparu ? Les avait-ils quittés parce qu'il ne les aimait plus ? Aymeric pensait ne jamais avoir la réponse, mais il se promit qu'un jour, il essayerait tout de même.


A la rencontre du spectre maudit.
  Les choses changèrent du tout au tout quand il découvrit que ce qu'il croyait être acquis ne l'était en réalité vraiment pas. Le monde changeait pour lui, et ses idées étaient complètement chamboulées.
   Une journée de cours plutôt éprouvante se terminait. Aymeric sortait d'E.P.S., l'une des matières qu'il aimait le moins. Etant petit et maigre, il n'était pas très sportif et détestait particulièrement les sports d'équipe. Et comme dans le milieu scolaire, c'est principalement ce qu'on propose, il était très mauvais. Il l'était en fait tellement que son professeur lui rajoutait des points pour ne pas trop le pénaliser. Et il avait un peu honte. Il aurait vraiment voulu pouvoir être meilleur dans ce domaine, mais c'était plus fort que lui. Il perdait à chaque fois. Quelque soit le sport, que ce fût du football, du basketball, du tennis... Il n'arrivait à rien. Même courir, il n'y arrivait pas vraiment. Et c'était très pénalisant.
   C'était donc en étant assez fatigué qu'il rentrait chez lui. Il vivait dans une ville en bordure de campagne, et empruntait toujours un chemin qui passait dans une forêt proche. Il adorait passer par là, admirer les grands arbres et le sol mousseux. Il sentait l'odeur des feuilles et entendait les oiseaux chanter, et il aimait ça. Il s'asseyait au pied d'un tronc et faisait ses devoirs jusqu'à ce que la nuit tombée. Et il rentrait chez lui, et sa mère le grondait le l'avoir fait patienter.
   Mais aujourd'hui, il sentait l'air ambiant un peu différent. Il y avait un soupçon d'une chose sur laquelle il n'arrivait pas à mettre un nom, et ce n'était pas très local. Il frissonnait dans son manteau et sautait les alentours pour découvrit l'élément perturbateur. Certains arbres étaient tordus de façon à laisser passer une masse imposante, et le sol était piétiné. Le garçon après s'être accroupi, ne parvint pas à identifier les traces. Après tout, il n'était pas chasseur, mais les marques dans la boue humide étaient bien étranges. Il s'attendait à ce que cela soit un camion au vu de l'élargissement des branches, mais les empreintes ne correspondaient absolument pas. Il n'y avait pas de sillage provoqué par les roues, et ce quelque fût l'endroit dans la forêt. Par conséquent, ce n'était pas ça. Du coup, Aymeric continuait son exploration. Il avançait sans bruit entre les arbres. il arrivait à un croisement entre deux chemins. Et c'est à ce moment qu'il la vit.
  La créature n'était pas si grosse que cela, mais l'étrange force qui l'entourait aplatissait les arbres l'entourant dans un rayon de dix mètres. Elle était très fine, frêle, un visage décharné et des cheveux fins qui voletait partout autour d'elle. Elle poussait des cris angoissants et lançait des jets de son énergie verdâtre sur tout ce qu'elle voyait -dont un groupe de jeunes filles habillées d'argenté. Elles tenaient diverses armes blanches dans leur main et essayaient de faire plier la créature. Le brun était figé par l'étrangeté de la scène. Ce n'était pas possible, il devait rêver ! Comment cette espèce de spectre pouvait-il vraiment exister ? Il avait des pouvoirs qui n'étaient pas censés pouvoir être utilisés dans un monde normal, mais visiblement, il ne devait pas l'être tant que ça pour accepter en son sein de telles choses. Il lançait sur le groupe des filets de fumée qui les enveloppaient, et les filles devaient faire des bons pour les éviter. L'une d'entre elles remarqua Aymeric, et celui-ci ne parvint pas à déterminer l'expression qu'il lisait sur son visage. Il y avait un mélange, de surprise, méfiance, mais, comme elle était en plein combat, c'était plutôt normal. Ces quelques secondes d'inattention lui furent reprochées quand l'une de ses compagnes tomba à côté d'elle, la gorge enserrée par la fumée toxique et solide. Elle semblait suffoquer et des loups vinrent rapidement la prendre par les bras pour la tirer hors de la zone de tir de la créature squelettique. Les autres demoiselles ne semblaient pas avoir remarqué que leur amie était blessé, hormis celle qui avait jeté un coup d'oeil à Aymeric. Seulement, celle-ci semblait fort occupée, et elle ne semblait pas pouvoir s'occuper de la blessée. « Mais qui va l'aider, alors ? Elle ne va pas mourir, quand même ! » Il ne savait absolument pas quelle était la nature du spectre, et à ce stade, qu'elle pût tuer ne le surprendrait pas. Mais il fallait agir vite, car la jeune fille avait de grosses difficultés respiratoires. C'est alors qu'il prit la décision d'aller la soigner. Il ne pouvait pas rester sans rien faire. Certes, il ne pouvait aider personne car il ne savait pas se battre ( et n'avait pas d'épée, de surcroît) mais il avait des connaissances en médecine, sa mère lui en ayant enseignées beaucoup. Il fit donc un grand contour entre les arbres et arriva près de la demoiselle. Sauf que, oups, il y avait les loups. Ils semblaient bien féroces et voulaient protéger leur maîtresse, car c'était sûrement ce qu'elle était. Il devait donc trouver un moyen a) de les éloigner, ou b) de leur faire comprendre qu'il voulait juste aider. Et c'était cette option qu'il préférait. Il essaya alors de montrer aux canidés qu'il était venu en paix. Il leur montrait ses mains, vides. Pourtant, ils continuaient de grogner. La jeune fille blonde semblait souffrir. Il lui fallait une plante qui la soignerait, sachant qu'il n'avait pas de remèdes autres avec lui ou de quoi soulager sa gorge nouée. Il connaissait bien une fleur qui l'aiderait... Il se retourna et chercha au sol les petites fleurs mauves. Il en avait déjà vues dans cette forêt, restait à savoir où. Heureusement, après cinq minutes de recherche, il les trouva, au pied d'un arbre. Il arracha plusieurs tiges puis entreprit de rejoindre la blonde et ses loups enragés. Il ne voulait pas qu'elle mourût. Le problème était qu'elle commençait à devenir bleue. La panique se fit entendre dans sa voix fluette quand il s'adressa aux loups.
« - Je ne sais pas si vous me comprenez clairement ou non, mais je vais vous expliquer quand même la situation. Je... Il y a une créature très bizarre qui vous a attaqués -je suppose que vu les armes que vous avez, ce n'est pas la première fois- et quelqu'un a été blessé. Et en tant que loups, vous ne pouvez pas faire grand-chose malheureusement. les autres sont occupées, et il n'y a que moi. Je ne prétends pas comprendre ce qu'il vous arrive, mais si je pouvais faire quelque chose, ce serait vraiment bien. S'il vous plaît. »
   Il joignit ses mains sous son menton et regarda les majestueux animaux avec supplication. Si seulement ils pouvaient le laisser approcher la jeune fille qui commençait sérieusement à s'étouffer, ce serait une très bonne chose. Les loups s'écartèrent alors, au plus grand soulagement du garçon. Enfin, on le laissait agir. Il se mit alors à genoux auprès d'elle et entreprit de broyer les feuilles de mauves avec des ustensiles soustraits à sa mère à son insu. Il put faire une sorte de pâte épaisse qu'il mit dans la bouche de la blessée. Il fallait absolument qu'elle l'avale. Elle était encore consciente, et quand elle le vit penché vers elle, ses yeux s'agrandirent de surprise. Elle essaya de se débattre et ne voulait pas ingurgiter la mixture. Aymeric essaya de la calmer en plongeant son regard bleu pâle dans celui turquoise de la blonde. Il lui envoyait toutes les ondes positives qu'il pouvait lui donner.
  « - Je ne vais pas te faire de mal. Avale, et tu pourras respirer normalement. Tu vas t'étouffer, sinon», lui dit-il gentiment.
   Elle était toujours aussi horrifiée de le voir, mais peut-être manquait-elle réellement d'air car elle finit par déglutir. Au début, il semblait que cela empirait son état, mais sa gorge se dénoua et elle put petit à petit respirer. Puis elle sombra dans l'inconscience.

  Aymeric était donc seul. Il y avait à ses côtés les loups, qui le regardaient avec leurs yeux jaunes et froids. Ce n'était pas près de le rassurer. Il entendait les bruits lointains du combat, et espérait qu'il se terminât rapidement. Il ne se voyait pas rester là pendant des heures, dans le froid et l'humidité de la forêt tandis que la nuit tombait. De plus, il ne savait pas quand les loups avaient fait leur dernier repas. Cela ne l'enchanterait pas de le devenir. Plus que tôt, c'était par rapport à sa mère qu'il s'inquiétait. Il aurait dû être rentré depuis une heure maintenant. Qu'allait-elle dire ? Allait-elle s'inquiéter ? La connaissant, c'était probable. Surtout qu'il n'avait aucune idée de l'heure à laquelle il allait rentrer, car sa mission était de protéger la jeune fille jusqu'à ce que le groupe de guerrières les rejoignent. Et si possible, d'avoir quelques informations au passage sur ce qu'il venait de se passer, car il était complètement perdu. Il ne comprenait pas ce qu'était cette créature repoussante, pourquoi des jeunes filles se battaient, comment des loups pouvaient comprendre ce qu'il disait... C'était trop obscur pour lui.
  Au bout d'une heure, il commençait à angoisser. Il n'entendait plus aucun bruit, la guerrière argentée était toujours inconsciente et ses amis canins n'avaient pas bougé d'un iota. Ils fixaient la nuit avec leurs yeux qui éclairaient comme des lampes, et ne semblaient ni impatients ni affamés. Ils veillaient sur leur maîtresse et pouvaient tout subir sans se plaindre. Leur fidélité semblait sans faille. C'est pour cela que le futur médecin se disait qu'il pouvait les laisser avec elle et s'en aller sans scrupule. Avec eux, elle ne risquait rien. Mais pourtant, il ne pouvait s'empêcher de penser à sa blessure. Ses loups n'auraient rien pu faire pour elle. Ils auraient attendu, ou auraient hurlé à la mort pour avertir quelqu'un. Elle sera morte en attendant. Peut-être risquait-elle à nouveau la même chose ? Ses amies n'avaient pas l'air d'être dans les environs. Il en vint à la conclusion qu'elles l'avait oubliée. Elles avaient laissé derrières elles une jeune fille sans défense qui n'avait que ses loups pour compagnie - quoique, elle semblait vraiment bien armée. Mais même, elle était jeune. Ce n'était pas juste. En plus, il ne savait plus quoi faire. C'était sûr, il n'allait pas la laisser tomber. Ce n'était pas correct, et sa mère lui aurait sûrement reproché son acte - quand bien même cette jeune fille était plus âgée que lui. Il décida donc d'attendre, encore.
   Heureusement qu'il avait sa montre, car il n'aurait pu dire sinon depuis combien de temps il attendait dans le noir. Et celle-ci lui indiquait trois heures. Trois longues heures à attendre dans le froid mordant, ne pouvait faire de feu, qu'un jeune fille se réveillât. Aymeric poussa un profond soupir. Il en avait plus qu'assez et toutefois, il était patient de nature. Et c'était quand il se dit qu'il devrait marcher un peu que la jeune fille reprit connaissance.  La lune éclairait la clairière dans laquelle ils se trouvaient, et il put la voir battre des paupières avant de se redresser péniblement sur ses coudes et de regarder autour d'elle. Quand elle le vit, elle recula précipitamment. Le jeune garçon, lui, ne bougea pas et resta assis à genoux, pour ne pas la brusquer. Il ne voulait pas qu'elle se mît à l'attaquer. Il ne ferait pas le poids et mourrait sûrement.
  « - Est-ce que ça va mieux ?» lui demanda-t-il.
  Si jamais ce n'était pas le cas, il irait chercher d'autres plantes calmantes. Et puis il avait de l'eau, aussi.
  « - Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? »
  Elle semblait apeurée, comme si elle pensait qu'il allait lui faire du mal. Mais comment aurait-il pu, lui qui était si frêle et si petit. Il n'avait que dix ans, et jamais il ne lui serait venu à l'esprit de la blesser de quelque sorte. Ce n'était pas son genre, et encore moins une fille qu'il ne connaissait pas. Jamais il ne pourrait faire quoi que ce fût. Mais ce n'était visiblement pas l'avis de sa patiente car elle fit apparaitre ( oui, comme par magie, pouf !) un arc avec des flèches. Oups. Il leva les mains en signe d'innocence, et pour montrer qu'il n'était pas armé.
  « - Je m'appelle Aymeric. Je... vous étiez en train d'étouffer, et je ne pouvais pas vous laisser comme ça. Du coup, j'ai fait le nécessaire.  »
  Elle se radoucit un peu. Au moins, elle n'avait pas encoché de flèche. Mais ça pouvait toujours arriver. Il n'avait pas interêt à mentir. Et puis, les loups à ses côtés se jetteraient sur lui aussi.
  « - Aymeric… Les autres doivent me croire morte… Je dois les retrouver » lui répondit-elle, avec un air un peu attristé. Et il la comprenait.
  « - En vérité, elles sont parties depuis des heures. Il y avait l'espèce de spectre, et je ne sais pas si elles l'ont tué ou non, comme elles étaient loin. Mais à un moment, comme je n'ai plus rien entendu, j'ai compris qu'elles étaient parties. »
  La guerrière semblait surprise, sans qu'Aymeric pût dire pourquoi exactement. Mais c'était vrai qu'apprendre qu'on avait été laissé derrière comme ça n'était pas des plus plaisants.
  « - Vous l’avez… vu ? »l'interrogea-t-elle. Eh bien, et heureusement, sinon, il aurait encore plus eu l'impression d'être fou.
  « - C'était plutôt difficile de le manquer, il était vraiment puissant », lui sourit-il timidement.
  Elle lui fit ensuite part de sa volonté de l'emmener, car il paraissait qu'il était en danger. Pourtant, ce n'était pas lui que la créature attaquait. En fait, elle ne l'avait même pas remarqué, trop prise avec les jeunes filles. Mais il ne voulait pas s'en aller lui. Qu'allait dire sa mère ? Elle allait être folle d'inquiétude, si elle ne le voyait pas rentrer. Et s'il disparaissait, ce n'était même plus la peine. Elle allait appeler la police, ou le chercher elle-même. Et peut-être était-ce déjà ce qu'elle faisait. Et puis cette Dame Artémis, il ne la connaissait pas. Peut-être qu'elle allait le tuer avec une de ses flèches, ou pire encore.
  « - Mais... je ne peux pas ! La créature ne m'a pas vu, donc ce n'est pas grave. Si je rentre chez moi, elle ne le saura pas, je pense. Et partir comme ça, je ne sais pas où, ou... » Il s'interrompit, ne sachant plus quoi dire. Il ne voulait pas aller avec une fille qu'il ne connaissait pas il-ne-savait-où, même s'il l'avait soignée. Les médecins n'allaient pas vivre avec leurs patients après s'en être occupés.
  « - Ecoutez, c’est difficile à croire, mais vous-êtes vraiment en danger. Le problème n’est pas que la créature vous ait vu ou non, à l’heure qu’il est, elle doit surement déjà être morte. Le problème, c’est que vous l’avez vu et que bientôt… Il y en aura d’autres. Il faut partir avant qu’elles nous trouvent. »
  Mais qu'est-ce qu'il devait faire, alors ? Partir comme ça ? Après tout, sa mère lui avait dit un jour que l'on ne devait pas laisser partir un patient sans avoir pris connaissance de son état. S'il n'tait pas rétabli, on ne devait pas le laisser s'en aller. Aymeric se dit donc qu'il devait obéir à cette règle. Et puis, si elle disait qu'il y en avait d'autres...
  « - D'accord ! On va où ? » lui demanda-t-il en souriant. Il ramassa son sac à terre et le mit sur son épaule. Il regardait la jeune fille, essayant de déceler une quelconque information sur son état de santé et sur ses origines - c'était important, aussi.
  La jeune fille grimace quand il sourit. Il arrêta donc aussitôt. Elle se présenta comme étant une chasseresse ( mais le féminin de "chasseur" n'était-il pas "chasseuse" ? ), elle tuait des monstres ( trop cool !) et se nommait Theia. Et les jeunes filles avec elles étaient ses soeurs, ou peut-être était-ce une façon de parler car autrement, elle faisait partie d'une famille très nombreuse. Vraiment. Ensuite, elle le mit ensuite en garde contre sa manière le la suivre. Ni trop prêt, ni trop loin, où il se ferait dévorer par un loup. Une perspective très agréable.
  « - Pourquoi, c'est mal d'être un homme ?  »
  Theia la chasseresse ignora sa question, et se mit en marche. Le temps qu'il comprît qu'il fallait qu'il la suivît, elle l'avait déjà distancé. Il la rejoignit en trottinant, après avoir jeté un dernier regard derrière lui.


Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est... Ah ben non, j'ai rien dit.
  Theia comptait l'emmener auprès de ses soeurs, d'après ce qu'il avait pu comprendre. Il était en danger, et devait parcourir la forêt aux côtés d'une fille qui ne l'aimait pas et ne montrait aucune reconnaissance pour ce qu'il avait fait pour elle. Cela l'agaçait fortement. Si elle respirait, c'était grâce à lui mais elle n'avait pas l'air de s'en rendre compte. Il finit par abandonner. Après tout, les chasseresses ne remerciaient peut-être pas les autres. Elle il n'allait pas l'embêter avec sa où il allait finir avec une flèche dans le front. Donc il se contentait de la suivre à travers les arbres, sous la lumière de la lune. Celle-ci donnait des ombres effrayantes aux loups.
   Alors qu'ils étaient déjà au milieu de la nuit ( la montre qu'il valait était bien utile ), Aymeric commençait à fatiguer. Ils marchaient depuis de longues heures, sans pause et à un rythme soutenu, et il n'avait pas l'habitude des promenades sportives comme celle-ci. Il ne voulait pas montrer à la jaune fille qu'il faiblissait car elle allait se moquer de lui -déjà qu'être un homme, ça avait avait l'air de la dégoûter, donc si jamais il se plaignait, il ne s'imaginait même pas. Et bizarrement, il n'avait pas envie qu'elle le détestât. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il sentait qu'elle était peut-être quelqu'un de bien, sous sa froideur. Mais elle était sûrement compliquée à briser. S'il disait qu'il en avait assez, il doutait que cela fonctionne, donc il ne faisait rien. Theia ne prononçait pas le moindre mot, ce qui ne rendait pas leur trajet très amusait. Depuis la question qu'il lui avait posée, elle n'avait pas parlé. Donc en plus d'être épuisé, il s'ennuyait. Passionnant. Si seulement il avait pris ses écouteurs et son baladeur, il aurait au moins pu écouter sa musique préférée. Mais malheureusement, il n'avait rien pris. Et puis, cela n'aurait pas été très correct vis-à-vis de son accompagnatrice. Quoique... elle 'en avait rien à faire de lui, et ne semblait pas vouloir lui parler, donc bon. Dans tous les cas, il ne pouvait rien faire de particulier, à part compter les arbres ou essayer de différencier les loups des autres. Quelques soupirs lui échappaient parfois. Il ne s'amusait pas vraiment...
   Toutefois, quand les problèmes arrivèrent, il préféra le moment où il s'ennuyait. Parce que vraiment, c'était pas cool. Alors qu'il marchait, et qu'Aymeric luttait pour rester éveillé, il entendit un grognement. Quelques secondes avant, Theia se raidit et fit apparaître son arc ( il n'avait d'ailleurs toujours pas compris comment elle faisait ; et si c'était de la magie). Elle le banda et encocha une flèche, puis elle se retourna d'un coup et visa une forme dans les arbres. Elle se tenait prête à tirer... quand une grosse forme noire lui bondit dessus par derrière. Aymeric étouffa un cri. Les loups de Theia bondirent pour la protéger, et  celle-ci était sous une grosse bête noire et poilue. Il y en avait une autre qui combattait les loups. Et le jeune garçon, pendant ce temps, était tétanisé. Il ne savait pas quoi faire, où regarder, et n'arrivait pas à bouger. Le premier gros chien avait été abattu par la chasseresse d'une flèche dans la tête, et l'autre était entourée de la meute. Une autre flèche dans le crâne, et il n'y avait plus rien. Elle se releva ensuite, et récupéra ses flèches. Elle rappela ses loups près d'elle et s'appuya sur le plus proche. Son teint était grisâtre et elle n'avait pas l'air d'aller très bien. Aussi, c'était normal sachant qu'elle sortait d'une asphyxie. Elle aurait normalement dû se reposer, et non faire son Legolas en tuant des monstres bizarres. D'ailleurs, d'où venaient-ils ? Qui étaient-ils ? Etaient-ce des résultats de manipulation génétique ? Et pourquoi en avaient-ils après eux ? Ou plutôt après Theia, car le spectre aussi était là pour les chasseresses ? Ca tourmentait beaucoup l'enfant, qui voulait absolument savoir ce que c'était. Mais comme il n'osait pas demander, il ne pouvait avoir de réponse. Et là, pour le moment, il se sentait trop honteux pour faire quoi que ce fût. Il n'avait pas su bouger alors que sa tutrice était blessée et se battait. Il n'osait pas croiser son regard et préférait baisser les yeux. Il aurait bien aimé être ailleurs à ce moment-là. Il leva quand même la tête et s'approcha d'elle, mal à l'aise. elle semblait mal, et il voulait faire quelque chose pour elle. Son regard désapprobateur le fit grimacer, mais il lui demanda quand même s'il pouvait l'aider en quoi que ce fût. Visiblement, elle n'en avait pas envie. Seulement, elle avait l'air bien mal en point.
   « - Est-ce que ça va ?  » lui demanda-t-il avec une voix très douce.
    Pas de réponse. Il fit la moue. Il voulait juste l'aider, par la violenter. Il continua de la regarder, suffisamment proche, mais pas trop, il y avait plusieurs loups entre eux. Il attendait, et même s'il n'aurait jamais de réponse, il voulait vraiment l'aider. Finalement, au bout de quelques secondes, elle finit par lui répondre qu'elle avait des vertiges. Eh bien voilà, elle avait bien quelque chose. Par contre, la soulager n'allait pas être une mince affaire. La soigner avec des plantes n'allait franchement pas le faire, et il n'avait pas ce qu'il fallait sur lui. Ce n'était pas une armoire à pharmacie ambulante non plus, mais du coup, il ne pouvait pas s'occuper d'elle comme il fallait. Mince. Bon, avant tout, il fallait qu'il vérifie sa température.
  « - Si je tente quelque chose, tu promets de ne pas me tirer une flèche entre les deux yeux ?   »
  Son silence fut pris comme un oui, et avant qu'elle ne changeât d'avis, un posa sa main sur le front de la demoiselle. Il était un peu chaud, elle avait de la fièvre. C'était embêtant. Il n'y avait rien pour la faire baisser. Alors qu'il voulait enlever sa main pour ne pas se faire tuer, il la sentit se réchauffer, sans qu'il pût dire pourquoi. La chaleur se répondait dans ses doigts et sur le front de Theia. Et d'un coup, elle disparut comme elle était venue. Il baissa ensuite le bras et recula, pour essayer de comprendre ce qu'il venait de se passer. Peut-être était-ce l'électricité statique ? Mais généralement, cela ne se passait pas comme ça. C'était juste une brève sensation de picotement, et non cela. Il n'avait jamais ressenti une sensation comme celle-ci et ne pensait pas comme c'était la fièvre de la chasseresse qui avait provoqué cela. La température corporelle ne pouvait pas augmenter de la sorte en quelques secondes puis baisser ensuite. Impossible. Peut-être avait-il rêvé ? C'était aussi une solution, son cerveau fatigué lui avait donné des sensations étranges. C'était possible. De toutes les façons, il ne pouvait pas trop y réfléchir car sa patiente se leva alors, comme si elle souhaitait reprendre la marche. En l'observant bien, le futur médecin put remarquer qu'elle avait repris des couleurs. S'asseoir lui avait fait du bien, mais qu'en était-il de sa fièvre ? A voir son regard moins vitreux, on aurait pu se dire qu'elle avait baissé, mais cela ne se pouvait. Mais si elle voulait repartir, il ne pouvait l'en empêcher. Il ne voulait pas l'irriter, au risque de se retrouver abandonné dans la forêt. Bon, qu'il en fût ainsi. Il repartit auprès d'elle, qui marchait un peu plus lentement et permettait ainsi à Aymeric d'être à sa hauteur. Elle l'observait d'un air pensif, comme si elle réfléchissait. Puis, elle le remercia d'un ton évasif. Pourquoi ? Il n'en savait rien, il n'avait rien fait du tout. Et c'était vraiment étrange qu'elle se sentît mieux. Vraiment. Mais au moins, cela eut pour conséquence d'atténuer la froideur de la jeune fille qui finit par lui poser quelques questions sur lui. Enfin un peu de bavardage !


Révélations... Uh, ça fait un peu Twilight non ?
  Le voyage était soudainement plus intéressant. Theia lui demandait s'il avait déjà fait ça avant, et s'il savait le maîtriser. Aymeric mis un certain temps avant de comprendre de quoi elle parlait. De bien aimer soigner les gens ? Depuis que sa mère le lui a appris. C'est ce qu'il lui répondit, mais quand la jeune fille secoua la tête, il compris que ce n'était pas ça. Sauf qu'il ne savait pas de quoi elle parlait. Ce n'était pas très clair, comme son propos avait été sous-entendu.  Mais de quoi parlait-elle, alors ? Quand il le lui demanda, elle secoua de nouveau la tête en se mordant la lèvre, et lui dit que ce n'était peut-être pas le bon moment s'il ne savait pas. Puis elle se mura dans le silence et lui intima silencieusement d'avancer un peu plus vite. De quoi enrager n'importe qui, non ? Il avait beau lui demander, sautiller à côté d'elle en lui demandait " de quoi ? de quoi ? de quoi ? " sans interruption, elle ne lui dit rien. Que c'était frustrant ! Mais bon, il ne pouvait pas trop l'embêter non plus, elle allait le tuer. Pourquoi d'ailleurs ? Aucune idée. C'était peut-être un hobby, qui sait.
  Au bout d'un certain  temps, la jeune fille finit par comprendre qu'il était épuisé, et elle s'arrêta pour faire une pause. Elle s'assit en tailleur, ses loups autour d'elle. Aymeric s'assit dans le cercle que formaient les canidés et se frotta les yeux. Il n'avait pas dormi depuis longtemps et était épuisé. Aussi, s'il n'avait pas lu cette nuit, il serait plus en forme. Mais il fallait dire que le cours de sport l'avait achevé. Le temps qu'il les rouvrît, un feu flambait déjà au centre de leur cercle. Woah, comment avait-elle fait ça ? C'était super. Au moins, il faisait bien chaud. Les flammes se reflétaient dans les yeux de la chasseresse quand celle-ci les leva vers lui pour lui dire qu'elle allait chasser. Oui, chasseresse, chasser... Tout était clair, maintenant. Mais elle ferait bien de se reposer. Avant qu'il n'ouvrît la bouche pour le lui dire, elle était déjà partie. Bon, il était seul avec des loups maintenant. Ce n'était pas qu'il les craignait, mais comme ils étaient nombreux, peut-être qu'ils voudraient le tuer ? La solution serait de sympathiser avec eux.
  « - Merci pour tout à l'heure. Je n'aurai pas pu l'aider sinon. Mais, je ne l'ai pas tuée, vous avez bien vu. Il marqua une pause. Vous l'aimez beaucoup, pas vrai ? Vous la protégez bien. Elle a de la chance de vous avoir. »
  Il avança une main timide vers le museau du loup le plus proche. Il semblait plus jeune, et avait de beau yeux mordorés. Il attendait qu'il lui flairât la main pour voir qu'il n'était pas méchant. Après, il risquait de se le voir arracher, mais qui ne tente rien n'a rien, pas vrai ? Le beau loup huma ses phalanges, et après, le jeune garçon tenta de le caresser entre les oreilles. Elles semblaient si douces ! Il posa ses doigts sur le pelage chaud de l'animal et lui fit quelques caresses. Il ne semblait pas vouloir le tuer, même si tous les autres membres de la meute avaient les yeux rivés sur lui. Il comprit alors le message, et arrêta à regret. Inutile de tous se les mettre à dos. Mais au moins, il venait de se faire un ami. Quelques temps après, la maîtresse de la meute revint, avec dans les mains... étaient-ce des lapins ? Tout mignons et poilus ? Elle les mit près du feu et commença à les dépecer avec un long poignard. Il écarquilla les yeux. Elle venait réellement de tuer ces animaux ? Mais... c'était triste. Les pauvres. Ils n'avaient rien demandé à personne. C'était injuste.  Mais comme il commençait à avoir faim, il ne pourrait pas résister longtemps. Quand elle lui tendit un morceau qu'elle avait fait cuire dans le feu, il le prit avec réticence, mais néanmoins avec reconnaissance. Elle venait de chasser, quand même. Quand il mordit dedans, il apprécia le goût fumé de la viande et la trouva absolument délicieuse. Il faudrait qu'il en mange plus souvent, même si ça lui faisait énormément de peine que l'animal dût mourir. Theia prit un lapin pour elle et donna le reste aux loups. Ils avaient besoin de manger, et Aymeric fut rassuré car il ne serait plus une proie potentielle pendant un certain temps - au moins jusqu'à ce qu'ils eussent de nouveau faim. Il espérait que cela tarderait. Après avoir mangé, la jeune fille lui dit de dormir, elle prenait le premier tour de garde. Il accepta sans rien dire, il avait vraiment besoin de dormir. Il se roula en boule près du louveteau aux yeux dorés en plongea dans le sommeil. Il en avait bien besoin...
  A son réveil, le soleil était déjà haut. Theia dormait de l'autre côté du foyer, ses compagnons tournant autour d'eux pour les protéger. Elle avait donc pu se reposer, c'était bien. Il fallait qu'elle récupère des forces après l'empoisonnement étrange qu'elle avait subi. Le sommeil réparait bien ça. Le jeune homme s'étira et se leva. Même s'il avait de bons gardiens, il n'était pas très rassuré d'être à la vue de tous dans cette forêt, sachant que des monstres comme ceux d'hier pouvait les attaquer à tout moment. Il avait été trop fatigué avant pour y penser, mais maintenant qu'il avait les idées claires, c'était limpide pour lui : ils allaient de nouveau se faire attaquer, et très bientôt. Enfin, après, peut-être avait-ce été un hasard que le spectre et les gros chiens les poursuivent. Peut-être qu'ils avaient juste faim... Mais dans le monde réel, ce genre de bêtes n'existaient pas ! Voilà réellement ce qui l'embêtait : ces... choses ne devraient pas exister. C'était possible. Les fantômes solides qui crachent de la fumée et poussent des cris semblables à du crissement de verre, c'était inexistant ! Et pourtant, il les fait vus. Et bizarrement, la jeune fille avait été surprise. Aussi, comment aurait-il pu les manquer, franchement ? Mais pourquoi cette réaction ? Il n'était pas censé les voir ? Mais que ce passait-il ? Il était perdu. Fatigué. Voulait rentrer chez lui, où sa mère allait le gronder mais allait être heureuse de le revoir. Il voulait aussi un père, mais ça, il ne pouvait pas. Sa mère lui avait dit qu'il ne le reverrait jamais, donc c'était assez clair à comprendre. Toutefois, il avait toujours espéré pouvoir avoir la chance de le rencontrer. Mais s'il était mort, il aurait du mal. Il ne savait pas ce qu'il lui était arrivé n'ayant jamais eu de précision à ce sujet. Il s'était toujours demandé pourquoi sa mère était seule, et celle-ci lui a toujours répondu vaguement. Il la questionnait tout le temps, tous les jours, quand elle ne s'y attendait pas pour qu'elle lui répondît spontanément, il fait essayé l'hypnose, de lui parler quand elle dormait, et même de passer par d'autres personnes pour savoir ! Il espionnait souvent les conversations, mais il n'arrivait pas à obtenir la moindre information. Par conséquent, il avait laissé tomber ses interrogatoires. Peut-être qu'un jour, il saurait... Il fut tiré par ses pensées par Theia, qui était complètement réveillée et qui lui disait d'une voix pressante qu'il fallait partir rapidement d'ici. « C'est bon, il y a d'autres monstres, ils vont nous rattraper, on va tous mourir, je ne serai jamais médecin et je finirai tout seul dans une forêt.» Il commençait à paniquer. Il regardait la jeune fille avec angoisse, et fit ce qu'elle lui demandait. Ils rangèrent leurs affaires, congédièrent les loups et repartirent rapidement. Il fallait rejoindre les chasseresses comme la jeune fille le voulait. Comme ça, il pourrait retourner chez lui. Reprendre la route ne lui faisait pas plaisir, mais il n'avait pas le choix. Heureusement, au bout d'un quart d'heure, il quittèrent enfin l'immense forêt dans laquelle ils étaient et marchaient dans les plaines anglaises. certes, ils étaient maintenant à découvert, mais ça faisait du bien de se trouver dans un endroit large d'espace.  Ils passèrent devant quelques fermes, puis quelques pâtés de maisons isolées. Pendant plusieurs heures, ils ne dirent pas un mot, écoutant leur respiration, celle des loups et le chant des rares oiseaux qui étaient encore là pendant l'hiver. La guerrière blonde regardait le sol, se baissant de de temps à autre pour retrouver des traces et se relevait d'un coup en murmurant qu'elles n'étaient pas loin. Quelques fois, elle devait ralentir pour permettre à son accompagnateur de la rattraper. Même si leur différence d'âge n'était pas très grande, elle semblait beaucoup plus mature et sportive que lui. Il avait donc un peu de mal à la suivre. Quand de fines gouttes de pluies glacées se mirent à tomber et s'infiltrèrent dans son cou et ses vêtements, il maudit le spectre. S'il n'avait pas été dans son chemin, jamais il n'aurait couru les campagnes à la recherche d'un groupe de guerrières accomplies, avec des animaux sauvages pour le protéger. Il commençait à bien les aimer, mais tout de même. Son ami louveteau d'hier était plus proche de lui, comme s'il allait tomber et qu'il allait le rattraper. Le garçon sentit une bouffée de chaleur l'étreindre. Jamais un animal ne lui avait montré de d'affection, à part peut-être son hamster Dragibus. Il lui manquait beaucoup. Il faudrait peut-être qu'il demandât à Theia de lui donner son louveteau, il s'en occuperait bien. Il doutait sérieusement qu'elle dît oui, mais sait-on jamais... En parlant de celle-ci, elle ne semblait pas être gênée par la pluie. En réalité, elle n'était même pas mouillée. Quelle chance elle avait ! Si lui aussi pouvait faire ça, il serait content. Mais, en y réfléchissant bien... Comment était-ce possible ? En principe, elle devrait être aussi trempée que lui, et pourtant non. Depuis la veille, ils se passait vraiment des choses étranges...
  Alors qu'il pleuvait toujours depuis des heures, ils prirent une autre  pause et remangèrent un peu de lapin. Sauf que soudain, alors qu'Aymeric avalait une bouchée de viande froide, il vit quelque chose leur foncer dessus. Il se leva d'un bond et tous les loups firent la même chose que lui. La chasseresse pris son arc rapidement et encocha une flèche. La créature était la plus étrange que tout qu'Aymeric eût vu : elle avait l'arrière d'un lion et l'avant d'un aigle, et volait. C'était bon, il devenait véritablement fou. Il n'y avait pas d'autre explication. Ou alors, c'était de la Magie ? Se giflant mentalement, il se reprit : non, ça ne pouvait pas être ça, même s'il y croyait il y a peu de temps. Ses profs lui avaient bien dit que ça n'existait pas. Mais alors, c'était quoi ce truc qui était là, en train de foncer sur... lui ? Argh, non ! Pourquoi lui ? Il se jeta à terre quand la créature le frôla, mais elle lui égratigna quand même le bras avec ses serres acérées. Aïe. Il devait avoir une belle plaie. Il entendait le son des flèches qui fendaient l'air et se plantaient dans le flanc de la créature, mais elle ne semblaient pas vouloir mourir. Il entendait son cri qui se situait entre le rugissement et le glapissement. Pas très beau, comme son. Finalement, la bête finit par s'effondrer non loin de lui. Quand il releva la tête, il la vit, une demi-douzaine de flèches dans le flanc. Il se remit debout et se rendit compte qu'il tremblait. Il ignora ce détail -il avait honte- et regarda la jeune fille blonde qui récupérait ses flèches et nettoyait les pointes pour ensuite les remettre dans son carquois. Elle s'approcha ensuite de lui pour lui demander et vérifier l'état de son bras, car elle avait dû voir le "lion-aigle" le blesser. Quand il releva sa manche, il se put remarquer qu'il n'y avait... rien ? Comment était-ce possible ? Sa manche de manteau était déchirée, il avait senti les griffes s'enfoncer dans sa peau... C'était impossible que les marques eussent disparues. En levant les yeux vers Theia, il remarqua sa surprise, donc c'est qu'il n'était pas le seul à trouver cela bizarre. Soudainement, elle congédia ses loups et lui dit d'une voix pressante qu'il fallait partir, comme s'ils étaient en grand danger. Une autre créature allait revenir... Elle se reprit brusquement elle chemin qu'ils empruntaient et marcha très vite. Puis, quand elle n'entendit pas les pas d'Aymeric à côté des siens, elle s'arrêta net et se retourna.
  « - Qu'est-ce que tu fais ? Viens ! On va se faire tuer !
  - Je ne bougerai pas d'ici sans avoir eu des explications !
Il croisa les bras sur sa poitrine. Il se passe des trucs bizarres, ou je deviens fou ? Sauf que tu les vois aussi, donc tu l'es également ? D'abord un spectre fantôme, après, des guerrières, tu fais du feu comme par magie, il y a d'énormes chiens qui attaquent, tu te promènes avec des loups, tu as des armes -et ce n'est pas pour un cosplay, des lions volent, je me guéris tout seul, tu ne crains pas l'eau ? Comment est-ce possible tout ça ? Tout le monde dit que la Magie, ça n'existe pas ! »
  La jeune fille sembla se radoucir. Peut-être comprenait-elle son désarroi ?
  « - En fait si, elle existe, mais c'est plus compliqué que ça. Je vais t'expliquer, mais viens. Pas maintenant, il faut mettre le plus de distance possible entre ces créatures et nous.
  - Alors en fait, j'avais raison depuis le début... Ca existe... Trop bien !»

  Comme elle lui faisait signe de se dépêcher, il se mit à courir pour la rattraper, puis à partir de là commença leur folle course à travers les champs, les plaines et les chemins de terre.



 




© _Viviie.




Dernière édition par Aymeric Chance le Ven 7 Nov - 23:41, édité 20 fois
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Jeu 23 Oct - 19:03

EDIT DE JAMES : j'ai plus de place pour écrire sur ma fiche, donc je poste la suite ici parce que ces vilains de forumactif impose une limite de longueur.






Est-ce que moi aussi, je peux être une chasseresse ?
Après avoir couru pendant plusieurs kilomètres, ils s'arrêtèrent enfin et trouvèrent un abri près d'un bosquet pour qu'Aymeric eût enfin ses explications. Et tandis qu'il écoutait Theia lui expliquer tout ce qu'ils venaient de voir de A à Z, le lien avec lui, elle... Ses yeux s'agrandissaient au fur et à mesure, et il comprenait enfin plein de choses, sur sa vie, ce qu'il voyait... C'était beaucoup plus clair maintenant et il en avait le vertige. Des dieux, de la magie... Il y croyait en plus sans problème. Mais donc, son père était en vie d'après la jeune fille. C'était bizarre. Un dieu, un être immortel. Et elle aussi l'était ? Une chasseresse immortelle qui tuait des monstres ? Trop bien ! Des monstres qui voulaient la tuer ? Un peu moins. Mais quand même, c'était incroyable. Et sa mère lui avait caché cela ? Ce n'était pas très sympa. Mais il paraissait que c'était pour le protéger. Si elle le disait...
  Après qu'elle eut fini son récit, il lui demanda, le plus sincèrement du monde :
« - Et moi, est-ce que je pourrais devenir une chasseresse pour devenir immortel aussi ? »
  Si plus tard, il devait décrire l'expression que Theia avait, il aurait ri en disant qu'elle avait l'air aussi choquée que s'il venait de lui demander de l'épouser. Mais elle se remit rapidement de sa surprise en lui disant d'une voix contrôlée que non, il ne pouvait pas. C'était réservé aux filles. C'était bien dommage, ça avait l'air intéressant. Tant pis. Ensuite, il lui demanda si Esculape Chance était un nom, pour un dieu, parce qu'il trouvait que c'était plutôt humain. La jeune fille lui répondit alors que c'était le dieu romain de la médecine, même si le nom de famille était celui de sa mère. D'accord... Donc c'était pour cela qu'il avait pu se soigner...
  Maintenant qu'il savait cela, il se posait malgré tout des questions, et peut-être même plus qu'avant. Pourquoi Esculape était-il parti ? Comment étaient les dieux ? Qu'en était-il des autres religions, des autres mythologies, étaient-elles vraies aussi ? Quels pouvoirs possédaient les demi-dieux ? C'était vraiment intéressant à savoir, mais ayant été attaqués il y a quelques heures, Aymeric se doutait bien qu'ils devraient se dépêcher de s'en aller. Ils n'avaient que trop traîné par ici. Il ne voulait pas qu'ils se fissent attaqués de nouveau. Ils repartirent donc sur la route, vers les fameuses chasseresses qui pourraient l'aider à trouver un lieu qu'il ne connaissait pas.

  Au bout de quelques jours de recherches où Theia chassait et Aymeric lui posait des questions où elle répondait une fois sur quatre, ils finirent par retrouver celles qu'ils cherchaient depuis le début de leur voyage : les chasseresses. Elles avaient installé un campement où de très belles tentes argentées étaient disposées en cercle et entre lesquelles se promenaient d'autres loups. Décidément, ils étaient nombreux ! Les jeunes filles s'affairaient autour d'un grand feu, en astiquant lances, épées, flèches ou dagues, tandis que d'autres bavardaient gaiement entre elles ou caressaient les canidés qui les accompagnaient. Elles étaient toutes vêtues d'argenté et semblaient assez jeunes. Certaines étaient moins âgées qu'Aymeric, et d'autres étaient plus vielles, mais d'environ cinq ans. Pas plus, même si véritablement, d'après les révélations précédentes, elles avaient pour certaines quelques millénaires de plus que lui. L'immortalité était très obscure pour lui sachant qu'il savait qu'il y avait la mort à un moment donné, mais que celle-ci disparût les jeunes filles l'impressionnait. Au moins, elles pourraient faire ce qu'elles veulent comme visiter le monde et tout voir, connaître différentes époques et siècles, voir tout évoluer autour d'elles... Elles devaient quand même être triste de perdre leur famille, mais peut-être était-ce le prix à payer pour être éternel ? Le garçon n'aurait pas accepté de perdre sa mère. Elle serait devenue vieille et lui aurait toujours le même âge, puis elle mourrait et son fils serait malheureux. Il savait bien que cela devrait se passer un jour, et même si pas de cette façon, c'était quand même dur. Grandir était dur, vivre l'était tout autant, et perdre quelqu'un l'était d'autant plus. En glissant un regard vers Theia, Aymeric se demanda comment elle avait vécu cela. Avait-elle souffert ? En rejoignant la chasse, avait-elle laissé du monde derrière elle ? Cela était probable, mais il ne pouvait pas le savoir sans le lui demander, et ce n'était sûrement pas le moment. Les chasseresses avaient aperçu leur soeur, et lui sautaient dans les bras en prenant de ses nouvelles. Plusieurs jours sans la voir, cela avait dû les inquiéter fortement. Elle leur répondait d'une voix posée que le spectre l'avait blessée, mais qu'elle avait pu s'en sortir grâce à ses loups et à quelqu'un qui l'avait aidée. Elle le désigna ensuite et les guerrières argentées, qui ne l'avaient pas remarqué jusque là, écarquillèrent les yeux. Il se sentit rougir face à leur regard réticent. Elles ne semblaient pas vouloir l'approcher et le regardaient de loin. Puis elles se tournèrent de nouveau vers leur amie et recommencèrent à lui parler. Celle-ci lui fit un mouvement de tête pour qu'il s'assît près du feu, tandis qu'elle allait régler ses problèmes. Il se mit alors sur un rondin de bois, profitant de la chaleur des flammes, avec le louveteau qu'il aimait bien non loin de lui. Il observa ce qu'il trouvait autour de lui, tout en se demandant pourquoi les chasseresses détestaient les hommes. La jeune fille blonde ne le lui avait pas expliqué, et il ne comprenaient pas ce qu'ils avaient fait de mal. Les avaient-ils blessées d'une quelconque manière ? Si c'était le cas, c'était bien triste. Elles ne le méritaient pas. Après, il ne les connaissait pas plus que ça, mais Theia avait l'air plutôt gentille, malgré sa froideur. Sans doute était-elle due au fait qu'il était un garçon. Ca n'aidait pas dans les relations.
   Au bout d'un certain temps, il commençait à s'impatienter. Les demoiselles continuaient leurs affaires en l'ignorant, et lui regardait les flammes danser. Aymeric les trouvait très belles et voulait les toucher, même s'il savait que cela lui fera mal. La tentation était forte, et ses doigts le démangeaient. S'il les effleurait juste, il ne risquait rien. Juste un petit peu... Il approcha sa main du feu et l'effleura. Il ne sentait rien, comme s'il touchait de l'air. Une deuxième fois et le feu ne le blessait pas. La troisième fois non plus. Peut-être que la quatrième fois, il ressentirait quelque chose ? Il s'apprêtait à réessayer quand il entendit une voix derrière lui, qui l'interpellait. Il se retourna et vit Theia.
   « - Dame Artemis souhaite te voir. »
   Il ne savait pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose, mais il n'avait pas le choix. Il se leva et entra dans la tente que la jeune fille lui indiquait, en s'attendant à ce qu'elle l'accompagnât. Visiblement, ce n'était pas son intention. La tente était somptueuse, grande et pleine de peaux de bêtes qu'il n'aurait pu identifier. Il y avait un immense arc sculpté, et une jeune fille brune était sur un trône magnifique. Elle avait des cheveux auburn attachés en une queue de cheval serrée et des yeux argentés. Aymeric fut surpris de voir qu'elle semblait à peine plus âgée que lui, et pourtant, elle respirait la puissance et le calme. Mais venant d'une déesse, ce n'était pas surprenant, se rappela-t-il.  Alors comme ça, c'était à cela que ressemblaient les dieux... A des humains, mais avec des yeux très impressionnants et une aura puissante... Il s'inclina devant la déesse respectueusement, puis s'assit quand elle le lui demanda. elle souhaita ensuite entendre son histoire, ce qu'il fit sans rechigner. Le spectre, Theia, les monstres, les loups, ce que la jeune fille lui avait dit, tout y passa.Il ne voulait pas qu'Artemis pensât qu'il lui masquait des informations. S'il était transformé en animal, ça lui gâcherait la vie. Quand il eut fini, la déesse lui dit :
  « - Ma chasseresse m'a raconté ce que tu avais fait et ce que vous aviez vécu pendant ces quelques jours. Je te remercie de l'avoir aidée, c'est une excellente guerrière et l'une de mes meilleures, et je tiens beaucoup à elle. Sa guérison est une excellente chose. Tu t'es bien comporté, pour un garçon. Pour te remercier, nous allons t'amener au Camp Jupiter, où tu seras en sécurité. Repose-toi, pour le moment. »
  Aymeric la remercia et s'inclina, et puis sortit de la tente. Il devait aller au Camp Jupiter... Theia lui avait parlé d'un endroit pour les demi-dieux, donc ce devait être ça. Il avait hâte de voir comment c'était. Et là-bas, il pourrait prévenir sa mère, qui ne savait pas où il se trouvait. Il était très inquiet pour ça, et espérait qu'elle allait bien. Vivement qu'il se rendît dans ce camp, qu'il pût lui téléphoner...
   Il se mit ensuite à errer dans le campement, à la recherche de celle qui l'avait accompagné. Il avait plein de questions à lui poser et voulait savoir si elle allait bien. Il évitait les autres chasseresses, et cherchait la seul qu'il connût. Il se sentait un peu seul, et les jeunes filles lui faisaient peur. Il avait l'impression qu'elles pointaient leurs armes sur lui, même s'il devait plus imaginer cela qu'autre chose. Elles n'allaient pas le tuer, quand même. Finalement, il la trouva et vint s'asseoir à ses côtés -mais pas trop près, elle n'aimait pas ça. Puis à partir de ça, ils parlèrent pendant un certain temps du Camp Jupiter. Elle lui expliquait comment c'était, ce qu'il aurait normalement dû faire pour s'y rendre, et beaucoup de choses sur les dieux. Le fils d'Esculape nota qu'elle était plus chaleureuse avec lui, même s'il avait toujours cette distance. Et il savait bien qu'elle serait toujours là.


Un loup pour baby-sitter
Le lendemain, Aymeric se prépara pour une autre longue marche, celle pour rejoindre la camp. Les chasseresses devaient le déposer non loin de l'endroit, mais il devrait se débrouiller pour la chercher seul. C'était très pratique. Au moins, il aurait pu être déposé devant, mais bon. C'était déjà ça. A son réveil, après avoir parlé avec Theia pendant longtemps, il savait plus de choses mais était fatigué. Et le camp n'était pas tout près. Il se prépara rapidement et après un petit déjeuner de fruits et avoir levé le campement, ils se mirent en route. Les chasseresses marchaient très vite, et lui avait beaucoup de mal à suivre. Vraiment, il en avait assez du sport. Heureusement, son accompagnatrice restait non loin de lui. Le trajet restait assez silencieux, même si quelques fois, Aymeric lui posait des questions. Ca l'occupait, et puis il était curieux. Plus il savait de choses, plus il était content. Ainsi, sut-il comment s'organisaient les chasseresses, la chasse, les rames qu'il fallait utiliser.... Le garçon avait toujours rêvé de posséder une épée. Sa mère n'avait jamais voulu, donc il en avait en plastique. Mais uniquement en collection, il n'était pas du genre à aller frapper les gens ou les animaux avec. Il les mettait sur son mur et les regardait, espérant un jour en avoir une vraie. C'était si beau, comme arme. Il regardait celles qu'elle lui montrait, et l'enviait beaucoup. Son arc était splendide, sa dague sculptée aussi, ses flèches encore plus... Et c'étaient de vraies armes. En plus, elle s'en servait très bien, et ne les abîmait jamais. Quand elle lui montra son épée, il n'en revint pas. Elle était couleur argent avec une garde bleu marine et était bien longue. Elle était tellement belle qu'il était bouche bée. Quand elle lui dit qu'elle ne l'avait jamais vraiment aimée, il se dit que c'était plutôt dur de ne pas l'apprécier. Mais comme tous les goûts existaient, c'était compréhensible.
  Au bout d'un moment, Theia dut en avoir assez des questions du fils d'Esculape car elle arrêta d'y répondre et se terra dans le silence. Il était déçu, mais s'il l'embêtait encore, il doutait qu'elle lui parlât encore. C'est pourquoi il ne continua pas, et marcha sans bruit. C'était moins intéressant, mais il ne voulait pas être agressé. Il admirait le paysage, les villes qu'ils longeaient, les forêts, les plaines et champs, les petits villages... A la fin de la journée, ils avaient déjà parcouru les trois quarts du trajet. Il s'arrêtèrent quelques heures pour dormir, et il se laissa tomber dans l'herbe, épuisé. Au moins, quand il serait au Camp Jupiter, il n'aurait pas besoin de faire autant de sport et d'effort... Il se réveilla en même temps que le jour remarqua que les chasseresses étaient toute debout. Il eut un peu honte, et se demanda ce que pouvait penser Artemis : elle se proposait de l'aider et il dormait. Sauf qu'en la cherchant du regard, il se rendit compte qu'elle n'était pas là. En fait, il ne l'avait pas vue la veille non plus. Quelque part, il était soulagé car elle lui faisait peur. Il se leva et s'approcha du cercle que formaient les jeunes filles. Elle s'écartèrent, et certaines le regardaient avec méfiance tandis que d'autres se contentaient de l'ignorer. Même si c'était normal qu'elles agissent ainsi, ça le blessait vraiment. Il était triste de leur manière de le traiter. Heureusement qu'elles allaient bientôt partir. Il se mit à l'écart pour manger et les observa. Elles semblaient toutes respirer la santé. Vive l'immortalité. En plus, elles voyaient plein de choses, étaient entre amies... Ca devait vraiment être bien d'être une chasseresse. C'était presque dommage qu'il fût un garçon, mais malgré tout, elles étaient tout de même bien fermées et hautaines, et les côtoyer pendant dix mille ans devait être bien long.
   Ils repartirent ensuite, et Theia vint d'elle-même parler à Aymeric. Au moins, elle ne lui faisait pas la tête. Le reste du voyage se fit plus joyeusement, et plus rapidement aussi. Bientôt, il arrivèrent près de Cardiff, une ville vraiment belle. Aymeric l'aimait beaucoup, sa mère l'y emmenait quelque fois. A l'entrée de la ville, le groupe s'arrêta, et il se demanda si elles cherchaient un magasin ou quoi, mais quand certaines le regardèrent, il comprit que c'était là son arrêt. Donc en principe, le camp était dans la ville ? C'était peu discret. Une jeune fille rousse s'approcha de lui et lui expliqua qu'elles n'iraient pas plus loin, car ce n'étaient pas leur rôle et qu'en plus de ça, les Romains devaient trouver le Camp seuls où ils étaient rejetés. Il en fut très offusqué, et lança un regard désespéré à Theia. Elles ne pouvaient pas le lâcher dans une grande ville comme ça, tout seul et devant trouver un camp dont il ne connaissait ni la localisation, ni l'aspect. C'était injuste. La jeune fille lui indiqua alors un tunnel avec une entrée secrète, à l'autre bout de la ville. Il devrait le trouver facilement en demandant au passant. Les chasseresses commençaient à s'impatienter, si bien que la blonde parla plus rapidement. Aymeric avait la gorge serré. Il allait se perdre, tout seul. Mais, sans doute la jeune fille dut penser la même chose que lui car elle lui dit soudain :
  « - Ecoute, pour ne pas que tu te perdes, je te laisse à la garde de Fantôme. Il saura te garder comme il faut. Je viendrais le récupérer un jour. »
  Il hocha la tête avec reconnaissance. Il aimait beaucoup le louveteau. Seulement, se promener avec dans la ville allait effrayer les gens, mais il allait trouver une solution, ou lui acheter une laisse pour le faire passer pour un husky. Il salua ensuite la jeune fille, qu'il avait fini par beaucoup appréciée, puis se tourna vers la ville. Elle était vraiment grande. Les chasseresses s'étaient éloignées et recommençaient leur marche sportive quand il entendit Theia l'interpeller :
  « - Aymeriiiic ! Attends ! »
   Elle revint vers lui rapidement et lui tendit la splendide épée qu'il admirait la veille.
  « - Je m'en sers pas de toute façon, et puis... Évite de te faire tuer. »
  Puis, avant qu'il n'eût le temps de protester car elle était trop magnifique pour lui appartenir, elle repartit et disparut bientôt. C'était dommage... Il se retrouvait donc avec une grand épée en argent, un loup et la tâche de rejoindre un Camp à l'autre bout de la ville. L'aventure n'était pas prête de se finir...



Conseil n°1 : ne jamais confier son doudou à quelqu'un ayant un poignard.
Être perdu dans une ville, avec un loup et une épée n'était pas des plus rassurant. Les chasseresses avaient totalement disparus et Aymeric en vint à les regretter. Au moins, Theia était gentille. En plus elle lui avait donné son épée absolument magnifique. Elle était un peu longue et lourde pour lui, mais il suffirait qu'il grandît un peu et le problème serait réglé. Il faudrait qu'il se musclât un peu aussi, et ce serait parfait. Pour l'instant, ce n'était pas vraiment le moment, car il craignait que des monstres bizarres ne le suivissent. Seul, il ne pourrait jamais les combattre. Il était trop faible, et son épée trop grande. D'ailleurs, il ne savait pas comment la ranger. Elle était particulièrement imposante et ne rentrait ni dans son sac, ni dans sa ceinture. Ce n'était pas très pratique. Il l'examina sous tous ses angles pour l'admirer, en se rendit compte que le pommeau ne devait pas être bien fixé car il réussit à le tourner. Il fut ensuite ébahi de se retrouver avec...était-ce un scalpel ? Il avait vu sa mère avec, une fois. Son épée était devenu un ustensile de médecine... C'était moins dangereux et plus discret, mais il était embêté d'avoir cassé le cadeau que la chasseresse lui avait fait. En y réfléchissant, il se dit tout de même que si ça tournait dans un sens, peut-être que dans l'autre aussi. S'il essayait de démonter le scalpel, peut-être aurait-il une épée ensuite. Il essaya donc d'enlever l'embout, et en le démontant un tout petit peu, il avait à nouveau l'arme. Trop bien ! C'était comme cela qu'elle avait porté l'épée sans que cela ne se vît. Au moins, il pourrait facilement la glisser dans poche. Ce cadeau était génial. 
Sa tâche d'aller trouver le Camp Jupiter n'allait pas être simple. Maintenant qu'il était rentré dans la ville, il ne savait pas comment il allait pouvoir se repérer. Fantôme marchait à ses côtés, et personne ne semblait avoir remarqué qu'il était un loup. Quelques passants lui jetaient un coup d'œil, comme s'il était juste un chien qui accompagnait son maître. Étrange. Ils ne devaient pas être calés en créatures sauvages, et Aymeric ne s'en plaignait pas. Il n'aurait pas de problème, comme ça. Pas de questions indiscrètes, de cris ou de fusils pointés sur lui. Mais les gens étaient quand même bizarres de ne pas le voir. Le louveteau marchait fièrement, la tête haute et ayant l'air de savoir parfaitement où il allait tandis que le fils d'Esculape, à côté, était un peu perdu. Il essaya de se rendre au centre-ville et y parvint finalement sans trop se perdre. C'était déjà ça. Il était même passé devant des lieux de tournage de Doctor Who et n'avait pu s'empêcher de s'arrêter pour prendre des photos. Arrivé devant une fontaine, il s'approcha d'une dame habillée de rose. Il lui demanda si elle connaissait le tunnel qui passait sous la colline et elle lui donna le chemin à suivre. Puis, elle l'interrogea sur le but de sa question, s'il était seul et avait besoin d'aide... Heureusement, il évita ses questions gênantes et s'esquiva. Il devait se débrouiller seul, où il ne pourrait pas rentrer dans le camp. Il poursuivit alors son chemin, en rêvant d'un bon lit où il pourrait se coucher. L'herbe ou les racines noueuses d'arbres n'étaient pas ce qu'il y avait de plus confortable. Et puis il avait vraiment envie de se reposer. Par conséquent, il accéléra le pas et arriva plus rapidement près du tunnel. La circulation était vive, et il lui faudrait trouver le moyen de traverser pour arriver de l'autre côté de la voie. Le loup ne semblait pas très tranquille. Le bruit des voitures était amplifié par l'écho, et l'éclairage orangé n'était pas très agréable. En plus, les véhicules allaient vite. Vraiment, il se demandait comment il allait traverser. C'était juste du suicide d'essayer sachant qu'il n'y avait pas de feu de signalisation pour les arrêter. Cependant, il était obligé d'essayer. Il avait aperçu deux silhouettes armées gardant une porte, en face de lui. Ce devait être les gardes du camp. 
« - Il va falloir traverser, Fantôme... »
Le loup leva la tête vers lui, puis sans prévenir s'élança sur la route et traversa les deux voies à une rapidité fulgurante, puis s'arrêta de l'autre côté, sur le trottoir. Il s'assit et regarda dans la direction d'Aymeric, l'air de dire « essaie de faire mieux que moi ». Le jeune garçon prit une grande inspiration, ferma les yeux et pensa très fort : « Maman me tuerait si elle me voyait faire ca. » Il se mit alors à courir pour éviter que les voitures qui arrivaient ne le renversassent. Les conducteurs klaxonnaient mais il ne s'arrêtait pas. Le trottoir était proche. Cinq mètres, quatre, trois... A ce niveau-là, il bondit et franchit d'un saut les mètres restant. Il se réceptionna ensuite maladroitement sur ses pieds, et manqua de perdre l'équilibre à cause de son sac. Heureusement qu'il sut se rétablir et réussit à tenir debout. Au moins, il était entier. C'était un immense soulagement. Il reprit son souffle et essaya de calmer les battements affolés de son cœur avant de rejoindre la porte de service. Il s'approcha des deux personnes et se rendit compte qu'elles portaient des armures romaines et des lances. Pas très engageant. Il ne savait pas comment se présenter donc dit simplement : 
« - Bonjour, c'est ici le Camp Jupiter ? »
Ce n'était peut-être pas la meilleure manière de commencer la conversation mais il était vraiment fatigué. Les deux adolescents - ils n'étaient pas très grands- se regardèrent puis lui dire que c'était effectivement là. Bon, il avait trouvé, c'était une bonne chose. En revanche, ce qui le perturbait était le fait que les conducteurs ne semblaient pas percevoir les deux romains. Ils auraient normalement dû les remarquer, et tourner la tête en passant devant, mais non. Rien du tout. C'était comme pour le louveteau d'ailleurs. Personne ne semblait voir qui il était vraiment - hormis les deux gardes qui n'avaient pas l'air heureux de le voir. Mais ils n'avaient pas le choix, une chasseresse le lui avait confié donc il resterait avec lui. L'un des deux romains haussa les épaules et dit qu'il sera bien de rentrer car leur tour de garde était terminé. Ainsi, ils indiquèrent à Aymeric de le suivre, et celui-ci se demanda à quoi pouvait bien ressembler ce fameux camp. Il espérait qu'il ne s'y passerait pas des choses étranges. Il avait eu son compte pour le moment. 
Quand il vit la vallée, il en fut choqué. Premièrement parce qu'il ne comprenait pas que les habitants de Cardiff ne le vissent pas. Un endroit aussi, c'était voyant tout de même. Et si un avion passait au-dessus, il le verrait. Or, Theia avait dit que c'était un endroit secret connu des demi-dieux seuls. Quelques magies devaient donc être à l'œuvre en ces lieux. Pour protéger, couvrir... Apres, d'après ce qu'il voyait, ils n'en auraient peut-être pas besoin. Il y avait une sorte d'armée qui s'entraînait, en aval, c'était très impressionnant. Au centre, il y avait un gros lac d'un bleu profond qui scintillait au soleil, tandis qu'un fleuve serpentait autour et se mettait dedans en formant un grand "G". Non loin de là, un camp romain -oui, oui, un vrai !- était dressé, et il y avait une véritable ville plus au Nord. Aymeric y reconnu le Colisée et d'autres monuments propres à Rome, qui n'auraient pas dû se trouver là. Il était très intrigué par tout cela. Les deux jeunes le laissèrent admirer la vallée un petit moment, puis le pressèrent pour descendre. Ils avaient des choses à faire. Il les suivit donc, et descendit la pente avec eux, suivit par le louveteau qui était très calme. Ils traversèrent un fleuve ( à la nage ) qui était très froid. L'eau glacée ne lui faisait pas vraiment de bien. Après avoir gagné l'autre rive, et après s'être rendu compte qu'il avait été le seul à nager, les autres avaient emprunté un pont, il se sentait parfaitement idiot, ils rejoignirent le grand camp, et les deux jeunes lui dirent alors qu'il fallait qu'il allât  voir leur augure en haut de la colline. Le jeune homme soupira : il ne pouvait pas aller tout simplement dormir, et il ferait ça après ? Visiblement, il ne pouvait pas.
  Fatigué, il escalada la colline pour arriver à un temple gigantesque. Ses accompagnateurs lui avait dit qu'il lui faudrait une peluche, et heureusement qu'il en avait une dans son sac. Il ne savait pas vraiment pourquoi son doudou y était, mais c'était une bonne chose comme il en avait besoin. Il se demandait juste ce que l'augure ( qu'était-ce, d'ailleurs ?) pourrait bien en faire. Au vu de l'immense pile de peluche qu'il y avait au centre du gigantesque hall du temple, il ne devait pas en manquer. Il y avait à côté une grande statue, qui tenait un éclair. Ce devait être Jupiter. Le plafond était magnifique, avec des nuages qui ressemblait à des vrais et des éclairs qui le parcouraient. Tout était en marbre blanc et doré. C'était absolument somptueux. Le jeune garçon fut tiré de ses pensées par une voix qui l'interpellait. Il baissa le nez  et vit un adolescent maigre et blond qui le regardait de manière hautaine. Il était beaucoup plus âgé que lui et dégageait une aura qu'il n'aurait su définir. Il ne savait pas s'il devait lui faire confiance ou se méfier. Il portait une toge blanche et un poignard dans une main, et Aymeric recula d'un pas quand il vit l'arme.
  « - Qu'est-ce qui t'amène ici ? » demanda-t-il d'un ton présomptueux.
  Le fils d'Esculape ne savait pas trop quoi répondre. Il était nouveau, et perdu. Il commence alors à lui raconter ce qu'il savait, qu'on lui avait dit de venir ici... Le jeune homme blond lui demanda alors sa peluche, car il saura s'il dit la vérité ou non. Aymeric trouva cela absurde mais la lui donna, avec regret. Il n'avait pas interêt à l'abîmer. Elle fut posée sur une table étrange, à côté d'une montagne d'ours en peluche. En observant l'étranger, il se rendit compte qu'il en portant à la ceinture. Il masqua un éclat de rire, craignant qu'il se vexât. Mais il avait vraiment une drôle d'allure. Son rire masqué se transforma rapidement en cri étranglé quand il vit ce que son doudou champignon subissait : l'augure l'avait coupé avec son poignard dans un grand geste, et sortait tout le rembourrage pour le lever bien haut et l'observer. Il devait en tirer des informations car l'expression de ses yeux pâles changeait. Aymeric se mordit la main pour s'empêcher de crier. Il était hors de lui. Ce gringalet bien plus grand que lui qu'il ne connaissait pas le moins du monde lui volait sa peluche, la déchiquetait et la balançait comme un déchet ! Comment osait-il ? Du haut de ses dix ans, alors même qu'il ne s'était jamais battu, il avait envie de lui mettre son poing entre les deux yeux. C'était vraiment une impression nouvelle pour lui, mais il ne pouvait pas s'empêcher de ressentir cette colère. Il avait en même temps une grande envie de pleurer. L'un des objets auquel il tenait le plus venait d'être mis en pièce. Le louveteau à côté de lui grogna, comme s'il ressentait la même chose que le jeune garçon. Le garçon en toge son nouvel ennemi, jeta un coup d'oeil suspicieux au loup avant de dire d'une voix sans émotion :
  « - Les animaux sauvages sont interdits au camp. »
  Il lui répondit d'un ton contrôlé qui devint très froid.
  « - J'ai été confié à lui par une chasseresse de dame Artémis, je ne peux pas m'en séparer. »
   Et en plus, il ne le voulait pas. Il s'était attaché à lui.
   Celui-dont-il-ne-connaissait-pas-encore-le-nom tripotait toujours les entrailles de son champignon, et c'était vraiment triste à voir. Mais il ne pouvait rien faire contre à cause de plusieurs raisons : a) Il était plus grand que lui, et sûrement plus fort, plus adroit. b) Il avait une dague. c) Il avait l'air d'avoir beaucoup d'influence ici et pourrait lui causer des problèmes. d) Une mauvaise réputation dès son arrivée ne serait pas une bonne chose. e) Ce n'était absolument pas son genre d'agir comme cela. Il se contentait donc de regarder tristement son doudou.
   Finalement, il finit par en détourner le regard et par le fixer avec stupeur et méfiance. Aymeric se sentit mal à l'aise. Qu'avait-il fait ? Pour être observé ainsi, ce devait être grave. Heureusement, il lui dit qu'il était accepté au camp et changea d'expression, pour passer à de l'impassibilité. Ce n'était pas très rassurant, mais c'était déjà ça. Il le congédia ensuite, et il repartit tout penaud mais content d'en avoir fini. Il pourrait dormir !
  Il sortit du temple somptueux et regarda la vue, qui l'était encore plus. Les bâtiments étaient splendide dans la lumière du soleil, mais quelque chose clochait. La plupart était en ruine, l'herbe verte était totalement calcinée par endroit et le camp fortifié semblait abîmé. On aurait dit... on aurait dit qu'une bataille avait eu lieu, et que les gens essayaient de se remettre de la guerre. Qu'avaient-ils bien pu vivre ? Il s'apprêta à descendre quand il entendit le tueur de peluches sanguinaire l'appeler dans son dos. Il se retourna et se vit remettre un petit cylindre métallique fermé aux extrémités.
  « - Vas remettre ceci à Reyna quand tu la verras. Et ne l'ouvre pas. Je le saurai. »
   Il repartit aussitôt. Mais qu'il se rassurât, Aymeric ne comptait pas lui désobéir. Il était suffisamment impressionnant comme cela, inutile de l'avoir à dos. De plus, il ne fouillait pas dans ce qui ne lui appartenait pas.
  Trouver Reyna ne devait pas être si compliqué. C'était la dirigeante du camp, et elle devait sûrement être dans la salle où tout le monde règle les choses. Dans un bureau. Ou à essayer de réparer les bâtiments cassés... Il rejoignit le camp et y entra, par la porte principale, Fantôme sur les talons. Il se demandait s'il ce dernier n'avait pas soif. Il faudrait qu'il demandât à quelqu'un. Le camp était vraiment grand, avec de larges avenues entre des maisons longues et sans étages. Ce devait être ici que dormaient les demi-dieux. Il continua son chemin afin de trouver quelqu'un et arriva vers une sorte de boutique où quelqu'un fabriquait des armes avec un marteau. Un forgeron, sûrement. Il lui s'approcha de l'homme et lui demanda où il pouvait trouver la "prêteuse". Le romain lui répondit qu'elle se trouvait à la Nouvelle Rome, et lui donna les indications pour s'y rendre. Il le remercia alors et repartit vers la ville.
  Il y parvint au bout d'une quinzaine de minutes et dut s'arrêter car une statue lui demandait de laisser son chien et son épée ici. Il lui répondit que ce n'en était pas un et qu'il ne pouvait s'en séparer, mais il lui donna son scalpel de mauvaise grâce. Il ne se posa pas de question sur cette étrangeté et continua son chemin -avec Fantôme. Comme il devait trouver un bâtiment précis, il se mit à tous les observer, et les trouva très beaux, bien qu'il fussent un peu détruits. La ville était grande, avec de belles rues, des magasins, des fontaines, des jardins luxuriants, des colonnes... C'était vraiment beau. Il aimerait vraiment savoir pourquoi tout est si abîmé, mais il demanderait à quelqu'un plus tard. Il lui fallait pour l'instant voir la cheffe. Au bout de longues minutes recherches, après s'être perdu plusieurs fois, il trouva le lieu qu'il cherchait. La façade était beige, avec de grandes fenêtres. Le jeune homme se servit du heurtoir pour frapper à la porte, et celle-ci s'ouvrit toute seule. Il entra, le loup sur les talons.
   Assis au bout d'une grande table en bois foncé, une jeune fille vêtue d'une toge pourpre sur une armure dorée piochait des fruits dans un saladier.  A côté d'elle, des chiens métalliques de couleur or et argent grognèrent dès qu'ils le virent entrer. Elle leva alors la tête et l'invita à s'asseoir, avant de se présenter. Elle était au courant de sa venue et l'attendait. Il fallait quelle lui expliquât un peu comment fonctionnait le camp. S'ensuivit alors une longue conversation, où il apprit tout ce qu'il devait savoir et où il lui conta également son histoire. ( Note de l'auteur :mais comme le texte est suffisamment long, je ne vais pas vous embêter à lire encore plein de trucs. Quoique. Si ça se trouve, personne ne lira ne serait-ce que mon premier chapitre. Mais j'en ai un peu assez donc voilà. J'abrège. Comprenez-moi. )
  Quand Reyna eut fini, Aymeric lui donna le tube de métal d'Octavian, dont il venait d'apprendre le nom et les fonctions. Elle le dévissa et en sorti une feuille roulée qu'elle déplia avant de la lire. Pas la moindre émotion ne passait sur son visage, et il se dit que le contenu ne devait pas être très important. Elle releva la tête vers lui et le regarda longuement. Le fils d'Esculape ne réussissait pas à savoir ce qu'elle pensait. Elle lâcha soudain :
  « - Aymeric Chance, fils d'Esculape, Probatio, tu seras membre de la troisième cohorte.  »

Nouvelle vie à la romaine.
Trois années plus tard, le jeune Aymeric n'avait pas vraiment changé. Il était toujours le même garçon curieux et avide de savoir et qui s'intéressait à tout. Seulement, l'environnement autour de lui n'était plus le même : sa mère n'était plus avec lui mais était restée chez lui ( il l'avait appelée en arrivant au Camp Jupiter et elle avait compris son choix ), il devait s'entrainer à la légion tous les jours bien qu'il étudiât à la Nouvelle Rome... et était devenu infirmier.  En tant que fils d'Esculape, il s'occupait des malades et blessés à l'infirmerie du camp. C'était son frère Dany qui lui avait montré cette discipline et qui lui avait donné ce poste. Il lui avait appris beaucoup de choses et Aymeric l'adorait. Seulement, il y a quelques mois, il mourut d'une maladie bien mystérieuse.  

  Quelques mois avant qu'Aymeric ne fût arrivé au camp, les demi-dieux romains venaient de finir une guerre intense qui les avaient opposés au Géants et à Gaïa, déesse de la Terre. Le monde avait été perturbé, et les Grecs avaient dû pactiser avec les Romains et s'entraider. Nombreuses avaient été les pertes, et chaque camp avait souffert. Heureusement, la bataille fut remportée et chacun avait pu s'en retourner chez lui. Seulement, Dany fut blessé par un maléfice que personne ne connaissait. Etant un blessé parmi les autres et un simple fils d'Esculape, il était passé plutôt inaperçu et personne ne s'en était soucié rapidement. Il avait caché sa douleur et avait fini par ne plus la ressentir du tout. Or, deux ans après l'arrivée de son demi-frère, il avait été pris de nausée, de délire et de fièvre. Son état avait empiré de jour en jour, ayant rendu Aymeric fou car il ne n'étant pas parvenu à le sauver. Il avait fait son possible, mais malgré ses maigres pouvoirs de guérison en avait été incapable. Et puis, un beau jour, il avait fini par mourir, laissant un jeune frère dévasté. C'était dans ces moments-là que Theia, qui était devenue sa meilleure amie malgré son statut de chasseresse, était venue le voir souvent. Elle l'avait soutenu, et cela l'avait beaucoup aidé. Seulement, il avait fini par en tomber amoureux, et cela n'était vraiment pas la chose à faire. Elle n'avait en principe pas le droit de fréquenter les hommes, et si jamais Artémis ou elle apprenait ce qu'il ressentait, il allait finir en lapin cornu. Heureusement qu'il sait bien cacher ses sentiments...

Ceci est un chapitre plus intéressant.
Après l'attaque des grecs, Aymeric se sentait stressé. Il avait entendu les rumeurs et le discours d'Octavian et de Reyna pour être fort et se préparer à une attaque aussi, mais il stressait quand même. Qui pouvait affirmer qu'ils ne risquaient rien ? Personne. Et personne ne le faisait. Par conséquent, tout le monde devait être vigilant et garder des armes sur soi. Percy Jackson, le leader des demi-dieux grecs était mort, tué par des sorciers bien étranges alors même qu'il était très bon escrimeur et l'un des plus puissants demi-dieux de ce siècle. Certains romains avaient été très tristes de l'apprendre, comme Hazel, une de ses amies.  Elle avait fait une longue et périlleuse quête avec lui et le centurion de la cinquième cohorte, Frank. Ils étaient revenus couronnés de succès d'après ce que tout le monde racontait, et c'était une belle histoire -même s'il y eu une grande bataille ensuite, qu'un de leurs amis avait tiré sur le camp avec des canons sur un bateau et que la guerre les avaient suivis un peu partout. Mais ce n'était qu'un détail. La mort du fils de Poseidon avait attristé tout le monde, et c'était le moral bas que les demi-dieux grecs avaient dû rejoindre une école de sorcellerie dans le Nord pour se protéger. Ils seraient ainsi cachés des attaquants en capes violettes qui les avaient surpris. Le jour de l'attaque, Reyna et les centurions de chaque cohorte s'étaient rendus au château afin de savoir comment allaient les grecs. Ils avaient participé au banquet, et avaient fait un compte-rendu à la légion ensuite, pour qu'ils connussent leurs nouveaux ennemis. C'était primordial. Ils espéraient ainsi pouvoir se défendre s'ils étaient attaqués par ces inconnus.
   Les grecs avaient expliqué qu'ils étaient dans une grande salle où leur colonie avait été reproduite à l'identique. Ils n'étaient donc pas dépaysés. Certes, ils avaient perdus certaines affaires, mais l'endroit où ils se trouvaient étaient identiques. Donc ce n'était pas si terrible, hormis la perte de leur ami. Pourtant, ils étaient en colère, d'après les centurions. Cela était normal, mais ils ne devraient pas se plaindre comme ça, trouvait Aymeric. Ils n'étaient embêtés par personne dans leur colonie magique et vivaient comme avant et ils semblaient cependant en vouloir aux sorciers. Il était vrai que le sort s'acharnait sur les demi-dieux, ces dix dernières années, et plus qu'à n'importe quelle autre époque...
    Le soir d'Halloween, le chef de la colonie des Sang-Mêlés et la directrice du château des sorciers avaient prévu une fête pour réunir tout le monde afin de créer des liens entre les invités et les élèves. Ce serait une soirée déguisée, avec tout ce qui est bien pour mettre l'ambiance, tels que des décors, de la nourriture, de la musique... Reyna avait précisé que tout le monde était invité et que les Romains venaient s'ils le désiraient. Beaucoup de légionnaires semblaient très enthousiastes à cette idée, à la différence d'Aymeric. Il n'aimait pas voir du monde, et préférait être seul à soigner ses malades ou à inventer des remèdes. La sociabilité n'était pas pour lui. C'était pour cela qu'il avait décidé de rester au Camp. Il sera tranquille, et non gêné et ennuyé par de la musique, de la danse et du bruit.  Il s'était caché à l'infirmerie et avait attendu que les autres se préparent avant de retourner dans sa caserne. Il aimait bien ses camarades de cohorte, mais certains étaient un peu trop dynamiques à son goût. Il put ainsi se coucher tôt, tranquillement et se doucher comme il voulait, sachant qu'il y avait moins de monde.
    Il fut réveillé au milieu de la nuit par une explosion. Il sentit les murs trembler ainsi que son lit, et des hurlements non loin. Il sortit de ses draps d'un bon, enfila un jean et une veste et prit son scalpel. Fantôme n'était pas avec lui car Theia l'avait récupéré quelques mis plus tôt. En parlant d'elle, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu de nouvelle. Il espérait qu'elle allait bien...Mais il n'avait pas le temps de se soucier de son amie maintenant, malheureusement, car le Camp Jupiter était attaqué. Il courut dehors, et vit avec horreur que les fameuses silhouettes violettes qui hantaient ses cauchemars blessaient les légionnaires avec de la Magie et des armes. Ayant reçu un entraînement intensif depuis longtemps, ils savaient garder leur sang-froid et ne fuyaient pas partout, mais essayaient plutôt de les arrêter. Ils s'étaient mis en rang et repoussaient les attaques. Non loin de là, Octavian criait des ordres et les demi-dieux lui obéissaient. La lumière de la lune éclairait le camp, et les assaillants étaient bien visibles. Aymeric transforma son scalpel en Anduril et se défendit comme il pouvait. Comme il n'aimait pas tuer, il essayait de blesser le plus possible mais n'avait pas forcément le choix. Il avait peur, et ses mains tremblaient. Il n'avait jamais vécu de guerre ni de grandes batailles dangereuses, donc il était vraiment stressé. Il inspira longuement, s'imagina dans un lieu qu'il aimait, avec ceux qu'il aimait. Il tenta de calmer les battements de son coeur puis laissa son épée faire le travail. Son calme était revenu, et il savait exactement quoi faire. Ou plutôt son bras savait comment agir. Comment frapper, tournoyer. Il n'était pas le meilleur escrimeur qui existât, loin de là. Il n'était ni très fort ou musclé mais sa rapidité et sa légèreté lui permettait de frapper là où il fallait. Etre menue était un avantage, ici.
   Il craignait tout de même de se faire tuer, car il voyait des demi-dieux tomber sous des coups ou des sortilèges et ça pourrait sans problème lui arriver, si les dieux en avaient assez de lui ou qu'il ne faisait pas attention. La mort ne le tentait pas particulièrement. Malheureusement, elle risquait de venir le voir plus tôt que prévu car au bout d'un certain temps de combat, il commençait à fatiguer. Il avait peu d'endurance, et il sentait qu'il allait lâcher. Mais s'il abandonnait, il serait montré du doigt et il n'aimait en plus de ça pas manquer à son devoir. Que devait-il faire alors ? Quand il vit à quelques mètres de lui une de ses camarades de caserne tomber à genoux, il se précipita et reprit ses réflexes de soigneur. Il tâta la plaie, arracha un morceau de son tee-shirt, la pansa comme il fallait et fit ce qu'il savait faire. Il y avait là deux points positifs : il se reposait et n'était pas inutile.
   La bataille qui faisait rage se calma progressivement et Aymeric ne savait pas où en étaient les demi-dieux. Il espérait de tout son coeur qu'ils avaient gagné. s'occuper des blessés l'avait empêché de suivre le déroulement des combats. Il rampait à terre en cherchant des personnes en vie à soigner, et il guérissait leurs blessures grâce à ses pouvoirs. Il en avait trop utilisé, si bien qu'il avait la tête qui tournait et qu'il ne trouvait plus ses repères. Il regretta ce qu'il avait fait quand il perdit connaissance. « Peut-être qu'ils penseront que je suis mort... »
   Lorsqu'il se réveilla, il n'y avait plus de bruit autour de lui. Il n'entendait plus les cris des demi-dieux, les voix terribles des sorciers et le son des épées qui s'entrechoquaient. Etait-ce fini ? La bataille avait-elle été gagnée ? Quand il rouvrit les yeux, le ciel était d'un bleu plus pâle que lorsque les combats avaient commencé. La nuit devait être bien avancée. Le jeune infirmier se releva avec difficulté et fit le point de ce qu'il voyait autour de lui : des corps sans vie, des bâtiments brisés, des armes en tout genres abandonnées sur le sol pavé. C'était à cela que ressemblait un champ de bataille ? C'était vraiment angoissant. Cette impression grandissait au fur et à mesure qu'il marchait pour trouver du monde. Son coeur battait très vite et ses paumes devenaient moites. Et s'il ne trouvait personne ? Et s'il était le seul en vie ? Cela semblait improbable, mais il y a avait des chances ( même si l'on devrait plutôt nommer cela des malheurs ) pour que cette situation fût vraie. Paniqué, il se mit à courir en cherchant de la vie à travers les rues. Il ne pouvait décidément pas être seul. Par Esculape, si seulement il pouvait y avoir du monde... Lorsqu'il entendit des voix, sans même savoir si elles étaient amies, il fut immensément soulagé et sentit une larme couler le long de sa joue. Il l'essuya prestement avant de se précipiter vers ce qu'il avait entendu. Un groupe de demi-dieux parlait rapidement, ils semblaient vouloir prendre des décisions difficiles. Octavian donnait des ordres et certains ne semblaient pas d'accord. Aymeric arriva pendant leur joute verbale et essaya de comprendre ce qu'il se passait. D'après le rapide résumé qu'un fils de Juventas lui fit, ils avaient perdu la bataille et Octavain ne voulait pas qu'ils se rendissent à Poudlard pour se réfugier. Pourtant, c'était là la meilleure solution. Ils ne risquaient rien là-bas, protégés par un bouclier magique. Il trouvait que c'était une bonne idée et voulait le dire, mais sa parole n'avait pas beaucoup de poids. Les problèmes du camp ne le concernaient pas, même s'il aurait bien voulu y prendre part. Mais c'était comme cela, avec la hiérarchie. En attendant qu'un décision soit prise, il aidait avec les autres à ranger ce qui avait été cassé, à brûler les corps ( Aymeric avait beaucoup souffert de cet acte ), à soigner les blessés... Tout fut en ordre au bout de quelques heures. Celles-ci suffirent à l'Augure pour prendre une décision qu'il espérait salvatrice : se rendre chez les sorciers. Les légionnaires étaient blessées, dévastés et n'avaient plus la force de rester seuls. Ils devaient s'entraider. Il demanda alors à ce que chacun préparât ses affaires le plus rapidement possible et qu'ils défissent le camp comme ils l'avaient appris. Il ne devait rien rester, si ce n'était les bâtiments de la Nouvelle Rome qui allait aussi être évacuée. Ils s'attelèrent à la tâche, et tout fut prêt au petit matin. L'armée romaine était rapide et efficace et tout fut bouclé rapidement. Octavian demanda ensuite à ce que chaque cohorte et caserne se rangeât dans l'ordre, de la première à la cinquième. Il se plaça ensuite devant eux, avec un étrange objet rond semblable à un pendentif géant entre les mains. Il leur ordonna de ne pas bouger et appuya sur le centre en verre de l'objet.  Aymeric se sentit devenir transparent, puis eut l'impression que son âme quittait son corps. Il ressentait sa peau devenir chaude, froide, puis plus rien. Sous ses talons, le dur devint plus dur, et il put recouvrer la vue. Ils étaient dans un hall immense, avec un escalier de marbre  démesurément grand qui montait dans les étages. De hautes portes en bois leur faisaient face, tandis que d'autres portes plus petites mais non moins majestueuses se trouvaient à côté d'eux. Une silhouette apparut alors face à eux et leur intima de la suivre. Grâce à sa longue tresse dans son dos, chacun put reconnaître leur prêteuse. Elle leur fit suivre un dédale de couloirs et d'escaliers couverts de tapis et de tableaux et Aymeric sut qu'il allait se perdre si d'aventure il se promenait seul.  Il se promit de toujours avoir quelqu'un avec lui.
    Quand ils arrivèrent devant le mur nu, Reyna passa trois fois devant. Au début, rien ne se passa, puis une forme commença à se graver sur la surface et une porte apparut. Ils entrèrent alors deux par deux, se retrouvèrent dans un lieu immense que le fils d'Esculape ne connaissait pas. C'était une vallée comportant une forêt, des bungalows, un lac et la mer au loin. Comment tout cela pouvait-il tenir dans une salle était un mystère. « C'est plus grand à l'intérieur... » constata-t-il. Effectivement, c'était immense même.
   « Voici la colonie des Sang-Mêlés. Nous allons cohabiter avec eux pendant un certain temps.  »
    Tout le monde se mit à protester. Quoi, dormir avec eux ? Mais comment allaient-ils faire ? Reyna leva la main et tout le monde se tut.
   « La salle a su reproduire leur colonie à l'identique, et cela sera également le cas pour notre camp. Vous pourrez donc reprendre vos activités quotidiennes, en omettant les jeux de guerre. La Nouvelle Rome ainsi que le camp fortifié sont là, il vous suffit de retrouver vos casernes. Vous aurez le droit de droit d'aller voir vos camarades grecs, à condition que vous soyez cordiaux. Nous côtoieront aussi les chasseresses de dame Diane, qui sont là pour faire régner l'ordre sous le commandement de la déesse. J'espère que vous ne ferez pas honte à la légion. Suivez-moi. »
    Tandis que le fille de Bellone les guidait dans la colonie endormie, il regardait autour de lui. Tout semblait plus chaleureux que leur camp bien stricte et organisé, mais il ne voyait pas grand-chose à cause de l'obscurité et aurait voulu en apercevoir plus. Etre grec devait être différent, ça c'était sûr. Ils avaient une vie moins pointilleuse et sûrement opposée à la leur, bien qu'ils eussent souffert de la même manière de la perte d'amis. Aymeric, depuis qu'il s'était évanoui, était dans un état second et n'arrivait pas à savoir réellement où il en était. Il ne ressentait pas la moindre tristesse, ni joie, ni rien en fait. Il se demandait si c'était un effet secondaire du combat et espérait qu'il irait mieux. C'était dans ses habitudes de ne pas montrer ses émotions, mais
ne pas les ressentir était pour le moins étrange. Etait-ce donc cela, une vie de Dalek ? Un être penseur sans sentiment ? Ce n'était pas agréable. La vie était bien moins interessante.
Que les chasseresses fussent là ne l'avait pas fait réagir on plus. Il s'inquiétait un peu de son état, mais comme il pensait sans cesse à ces silhouettes violettes, il s'en détourna rapidement. Il en avait peur et cela occultait tout le reste. Quand il s'allongea sur son lit de camp ( tiens, toutes ses affaires étaient à la même place... ), il les revit et espéra de tout son coeur qu'ils ne seraient plus embêtés par eux. Heureusement que le château était un lieu sûr.
 
 

©️ _Viviie.









Rebienvenue mon choupinou ! Bril.
Je te l'ai déjà dit, mais je veux vraiment m'occuper de ta fiche, donc si ça dérange pas... Je sais même plus c'est le tour de qui avec toutes ces complications dans les tours, je voudrai te valider. **.



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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Jeu 23 Oct - 19:46

Owi keur Aymeric Hum Non



crédit : code par quantum mechanics || image/gif par weheartit|| #codecouleurdialogue
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Jeu 23 Oct - 22:41

Merciiii. Bril
Mais non, pourquoi ça me gênerait ? **
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Sam 25 Oct - 16:23

Oooooh !!! Asaaa ! ♥️♥️♥️ Il est juste trooop mignoooon !!! C'est décidé... è__é ! Je t'adopte Aymeric !

Sinon Re-bienvenue mon petit =D ! Ten


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Tu sais ce qui a de plus douloureux dans un chagrin d’amour ? C’est d’pas pouvoir se rappeler ce qu’on ressentait avant. Essaie de garder cette sensation. Parce que si tu la laisses s’en aller... Tu la perds à jamais. (skins)
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Jeu 30 Oct - 10:48

Coucou mon choupinou ! Bril.
Aujourd'hui, c'est le dernier jour pour ta fiche ! Penses-tu l'avair finit ce soir ou désires-tu un délais ? **.



I HATE YOU. DON'T LEAVE ME.
Alors j'enfile une veste et un verre de vodka et tant pis si j'empeste la trouille et le tabac. Je danse jusqu'à rire, la nuit la vie et moins pire. J'ai moins peur à vrai dire des vampires que de ton souvenir. Et on s'en fous de nos raisons la nuit se pose moins de question©️.mad love
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Ven 31 Oct - 4:03

Être adopté par Amy ? Avec plaisir ! DW

Oui, je m'en rends compte, il reste une bonne partie, donc j'aimerais bien un délai s'il te plait. Merci. **
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Ven 31 Oct - 9:23

Accordé



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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Ven 7 Nov - 7:51

Coucou. 
Tu en es où avec Aymeric ? Ton délais est à nouveau dépassé et toujours pas de progression sur ta fiche. Tu abandonnes ?



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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Ven 7 Nov - 23:15

Je m'excuse platement ! Mais
Je n'abandonne pas, j'écris ! Il me reste certes une bonne partie, mais je vais faire de mon mieux. Donc, je risque d'abuser en demandant un dernier délai, mais je n'ai pas trop le choix. :3
Merciiii !
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Sam 8 Nov - 2:36

Accordé.



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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Mar 11 Nov - 12:54

Mon chéri,
Nous sommes mardi, il te reste donc exactement deux jours pour finir ta fiche. Cela fera trois semaine, délais maximum autorisé pour une fiche.
Theia.



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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Mar 11 Nov - 13:45

Hem, je vais essayer, mais comme j'ai pas d'ordi pendant deux jours justement, et avec iOS8.1 et tout... C'est pas facile. Et en plus, ta technique iFrame et HTML fonctionne pas malheureusement, car je ne peux pas remplir de fiche HTML sur mon portable. **
Mais je vais me débrouiller !


Now I'm dead inside
Now my mistakes are haunting me
Like winter came and put a freeze on my heart
I've lost the power to understand
What it takes to be a man with my heart
But now I fear I've lost my spark
No more glowing in the dark for my heart
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Mar 11 Nov - 22:23

Tu me casses les pieds, tu sais ?
Dans ce cas... Bon bah tu as jusqu'à dimanche. Trois jours après ton dernier délais. Si dimanche à vingt-trois heures cinquante neuf, je supprime Aymeric. **.
Libre à toi de choisir de le refaire après, ou non, mais les délais sont les délais.



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Heathcliff E. PowellsA définir.
Astrid A. Malfoy ∞ A définir.
Date d'inscription : 25/05/2014

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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric. Dim 16 Nov - 17:22







Bravo jeune demi-dieu, tu es à présent validé !
Ω

x x x

Qu'est-ce qui s'est passé ? Ta fiche était génial ! Et puis pouf, plus rien, tu m'as perdu. Aymeric est devenu totalement niait dans les dernières lignes, c'est dommage. Tu aurais pu faire beaucoup mieux, je pense.    


Maintenant que tu es inscrit(e), tu fais partie des nôtres ! Une bonne nouvelle, non ? Tu vas pouvoir RP, poster dans le flood... Mais avant, ça, il y a quelques petites choses à faire.
Pour commencer, viens lire le règlement et le contexte ici et ( même si cela a sûrement déjà été fait avant ton inscription, pas vrai ? Ensuite, vas recenser ton avatar ici, ouvrir une fiche de liens pour avoir des amis, crées-toi une fiche de RP ici, et regarde dans quels clubs tu pourrais t'inscrire . Tu pourras ensuite RP comme tu veux !
N'oublie pas une chose, amuse-toi !

BY .TITANIUMWAY




I HATE YOU. DON'T LEAVE ME.
Alors j'enfile une veste et un verre de vodka et tant pis si j'empeste la trouille et le tabac. Je danse jusqu'à rire, la nuit la vie et moins pire. J'ai moins peur à vrai dire des vampires que de ton souvenir. Et on s'en fous de nos raisons la nuit se pose moins de question©️.mad love
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes - Aymeric.

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Behind Blue Eyes - Aymeric.

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