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Aphrodite et ses rumeurs

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La seconde chance ~ Cassiopée Mc Call

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MessageSujet: La seconde chance ~ Cassiopée Mc Call Ven 10 Oct - 23:16

La seconde chance


Prologue:

Danaí, Athènes, 542 av. J-C


Père était mourrant. Tous les iatêr d'Athènes s'étaient intéressés à son cas. Nous avions payés des tas d'eparkhê, mais il n'y avait rien à faire. Les dieux ne voulaient pas qu'il guérisse. Même les plusieurs saignées qu'il lui avait été imposés n'ont pas fait baisser sa fièvre. Mère disait que les dieux en avaient décidés ainsi. Elle disait qu'il était temps pour lui de rejoindre les sujets d'Hadès. Mais cela avait durée des jours.

Les iatêr avaient abandonnés tout traitement. Mais Père toussait de plus en plus fort. Du sang sortait de sa bouche par flaques. Et ce que les gens disaient autour de nous était horrible. Cet après-midi là, j'avais surpris une conversation entre Aléxios, mon cousin, et Mère. Je savais que je n'aurais pas dus écouter, ce n'était pas l'attitude d'une bonne dame. Même si je n'avais pas encore d'époux. Mère disait que je devais me comporter en dame à tout moment. Mais cela avait été plus fort que moi.

Je revenais après être partie chercher de l'eau pour nettoyer les plaies de Père... Et d'autres choses que vous ne voulez certainement pas savoir. C'était normalement le devoir d'un de nos domestique, mais je m'en étais chargée car j'avais besoin de m'occuper les mains. De penser à autre chose. Parce que je savais parfaitement ce qui allait suivre la mort de Père. Une fois revenue, j'avais reconnue la voix d'Aléxios provenant de la cuisine. Je posais le grand seau d'eau que j'avais rammenée, et les morceaux de tissus que j'avais nettoyés près de Père pour les rejoindre. J'étais ravie qu'il soit là. Nous avions grandis ensembles et avions toujours été très proches. Je l'adorais. Je m'approchais de la cuisine, mes sandales glissant sur le sol de marbre, et ma robe flottant autour de moi. J'étais totalement silencieuse, bien heureusement. Parce qu'en voyant ce qu'il se passait dans la pièce, je me cachaisbimmédiatement derrière le mur en plaquand ma main contre ma bouche pour m'empêcher de hurler.

Axélios avait plaqué Mère contre le mur, la tenant par la gorge. Elle qui était parfaitement coiffée habituellement, quelques unes de ses boucles blondes s'étaient détachées de sa couronne de tresses et tombaient sur son visage. Des larmes souillaient ses belles joues blanches. Mon cousin abordait une expression que je ne lui connaissais pas . Ses traits étaient tendus par la rage, son regard était de braise. Et toute sa colère était dirigée vers Mère.

"Ce n'est pas à toi de décider, femme!"

Mère aurait dut baisser les yeux, aquiser, se soumettre comle toute femme athénienne. Mais elle n'en fis rien. Elle soutint son regard.

"Je ne te laisserais pas me prendre ma fille", répondit-elle.
"Tu n'as pas le choix"

Puis il la frappa au visage. Cela me décida à partir. Je retournais auprès de Père et entrepris de le nettoyer. Au début je ne me rendis pas compte que sa température avait baissée. La scène à laquelle je venais d'assister obstruait totalement mon esprit. J'avais peur. Peur de l'avenir, parce que je ne savais pas de quoi il serait fait. Puis je finis par trouver bizarre qu'il ne tousse pas. Cela faisait au moins deux minutes que je le nettoyais et il n'avait pas toussé une seule fois. Je le touchais, mais il n'eut aucune réaction.

"Père?"

Rien. Je le secouais plus fort.

"Père? Père!"

Je m'étais mise à hurler. Je tremblais de tout mes membres, tellement fort que le seau se renversa au sol, répendant son mélange d'eau et de sang. Ma robe blanche se teinta de rouge. Tout se déroula au ralentit dans ma tête. Je secouais Père, je ne voulais pas le lâcher. Mère m'appellait, elle criait mon prénom. Et Aléxios me tirait en arrière.

Père était mort.

Ce fut ma dernière pensée avant de m'endormir.
Danaé Cassiopée San Tria, New York, 2014


J'attendais dans la salle d'attente des soins intensifs de l'hôpital. Seule. Mes parents étaient partis en vacances à Saint Tropez pour "évacuer le stress". Ça m'avait fait hurler de rire. Ce n'était pas eux qui devaient se battre contre un cancer. Du coup c'est moi qui avait dus m'occuper de mon grand frère cette semaine. Les médicaments de son traitement le faisaient tellement délirer qu'il ne pouvait rien faire de lui-même. Je détestais le voir  comme ça, surtout que j'avais l'impression que ça détruisait les cellules de son cerveau, et sa conscience avec. Je le voyais littéralement se détruire sous mes yeux. Et c'était horrible à vivre. Mais je devais tenir le coup, au moins pour lui.

Sauf que ce soir là, tout avait basculé. Au début tout allait très bien, même trop bien pour que cela soit vrai. J'ai appris plus tard que cet instant du cancer s'appellait la "dernière bonne journée". Dans ce cas là, c'était la soirée. Nous nous étions installés sur le canapé, j'avais préparée des pop-corns. On regardait la Guerre des étoiles, son film préféré. Personnellement, je l'aimais juste parce que Richard Gere jouait dedans. Et que j'étais folle de Pretty Woman. On passait une bonne soirée. Et je commençais à m'endormir vers la fin du film. J'avais eus une longue semaine.

Puis Andrew se mit à tousser. Là j'étais totallement réveillée. Il s'arrêta, puis recommença. Et cracha. Il avait craché du sang. Là je commençais vraiment à paniquer. Je plaquais mes mains sur sa bouche. Comme si ça pouvait stopper les saignements. Mais j'agissais sans réfléchir. Sauf qu'il n'arrêtait pas de tousser, ni de cracher. J'avais les mains en sang. Alors je me levais, les jambes tremblantes. Et je marchais jusqu'au téléphone. J'avais appellée une ambulance qui nous avait ammenée jusqu'à l'hôpital et maintenant j'attendais. Et mes parents ne répondaient pas au téléphone. J'étais seule.

"Mademoiselle San Tria?

Je me levais en entendant mon nom. Le chirurgien qui avait prit en charge mon frère venait d'entrer dans la pièce. Je soupirais de soulagement.

"Merci mon Dieu, vous avez réussis!"
"Mademoiselle..."


Son ton était prévenant, mais dur.

"Quoi?", demandais-je.
"Vous devriez vous asseoir", m'ordonna-t-il.

Je lui obéit, et me rassis sur la chaise inconfortable de laquelle je venais de me lever. Le médecin en saisit une qu'il plaça en face de moi et s'y installa.

"Mademoiselle San Tria, l'opération de votre frère n'a pas eut l'effet escompté"
"C'est à dire?"
, demandais-je.
"Il n'a pas survécu à l'opération"

Je ne réalisais pas tout de suite ce que cela voulait dire. Il n'avait pas survécu? Cela voulait dire qu'il était... Oh mon Dieu, pitié, non! Il était... mort. Une fois que j'eus réalisée cela, j'avais l'impression que je mourrais moi aussi. Je n'arrivais plus à respirer. Mes poumons ne voulaient littéralement plus fonctionner. Et puis je fondis en larmes. Une fois que je retrouvais la force de me lever, je rentrais chez moi tel un robot.

Andrew, mon frère, était mort.

Ce fus ma dernière pensée avant de m'endormir.

A suivre...

Edit Scorpius : J'ai changé la taille de l'image, elle déformait trop le forum.
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